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Résoudre les problèmes d'humidité

Des taches de condensation sur les murs ? Des apparitions de champignons ? Des peintures qui s'écaillent ? Ne cherchez plus, vous avez un problème d'humidité ! Prenez toutes les précautions nécessaires le plus rapidement possible avant que les dégats ne soient irrémédiables, tant pour votre habitation que pour votre santé. Brico prodigue, dans cette Bricofiche, des solutions adéquates pour lutter efficacement contre l'humidité.

  • Résoudre les problèmes d'humidité

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  • Murs et sols

    Le manque de ventilation, l'excès d'humidité, les infiltrations ou les fuites d'eau et d'autres facteurs peuvent compromettre la qualité de l'air dans votre maison. Afin d'éviter la condensation, l'apparition de traces d'humidité ou de moisissures, il est impératif d'évacuer la vapeur d'eau ou condensation produite par l'activité à l'intérieur des bâtiments (douches, cuisine, lavage, séchage…). Pour lutter contre l'humidité, il est recommandé d'utiliser un absorbeur d'humidité.

    Les problèmes liés à une humidité trop forte dans l'air sont nombreux :

    • Le linge a plus de mal à sécher. Une humidité résiduelle peut s'y incruster, difficilement décelable pour ceux qui vivent dans cette atmosphère saturée au delà des normes acceptables (- de 65% d'humidité).
    • De ce linge peut ensuite ressortir une odeur de moisi, car il est entreposé dans une armoire privée d'aération, et même devenir un nid d'acarien.
    • Une humidité excessive peut aussi être la cause d'allergies, d'où éternuements répétés et maux de tête pouvant entraîner des complications asthmatiques notamment chez les jeunes enfants.
    • De même, courbatures et rhumatismes trouvent un terrain favorable et génèrent des douleurs articulaires, voire des arthroses tant chez les personnes âgées que chez les autres occupants de l'habitation.

    Nombre de caves mal ventilées, en plus d'être sombres et froides, sont humides. Ce dernier défaut qui restreint leur utilisation, peut être combattu. Mais il faut auparavant en connaître les causes. Des fuites sur les collecteurs sont possibles. Des murs enterrés sans protection laissent suinter l'eau lors de fortes pluies ou se dégradent sous la constance de l'humidité.

    Dans quel cas utiliser l'absorbeur d'humidité

    Il assainit et assèche l'air des pièces dont l'humidité ambiante est trop importante, et est sans danger pour l'homme et son environnement. Un absorbeur est constitué de cristaux de magnésium enrichi, issue du monde pharmaceutique.

    Avantages de l'absorbeur d'humidité :

    • Sans danger
    • N'irrite pas la peau
    • A base de chlorure de magnésium
    • Sans odeur
    • Recharge tissée, sachet protecteur
    • Évite les odeurs, la condensation, les moisissures
    • Durée d'action : 3 mois pour une pièce de 40 m³

    Le salpêtre

    C'est un dépôt blanchâtre constitué de nitrates en bas des murs humides. Avant l'élimination du salpêtre, il faut commencer par trouver les causes de présence de salpêtre et réparer la source d'infiltration.

    A l'intérieur

    Le traitement anti- moisissures

    Pour le traitement curatif et préventif, afin d'éliminer toutes les moisissures durablement et retarder leur réapparition sur tous supports, murs intérieurs et extérieurs.

    Avantages de l'anti- moisissures :

    • Action rapide
    • Surpuissant
    • Prêt à l'emploi, facile à utiliser
    • Pénètre en profondeur Efficace jusqu'à 6 mois
    • Désinfecte

    Utilisable sur joints de carrelage et de sanitaire, sur surface en bois, en plâtre, sur surfaces peintes ou recouvertes de papier peint vinyle, sur rideau de douche, sur murs.

    Le traitement anti-salpêtre

    Dans quel cas utiliser cet anti- salpêtre :

    Traitement préventif et curatif des murs extérieurs et intérieurs dégradés par le salpêtre. Préserve durablement les matériaux des dégradations liées aux intempéries et au gel (effritements, cassures, mousses et moisissures). Pour la rénovation de tous les murs.

    Avantages de l'anti-salpêtre :

    • Imperméabilisant, bactéricide.
    • Microporeux : laisse respirer le support.
    • Applicable sur surfaces humides mais non ruisselantes.
    • Mur extérieur et intérieur.
    • Bloque les remontées de sel qui au contact de l'air se transforment en traces blanchâtres. Protège les bas de mur des dégradations liées aux projections d'eau ou au gel (éclatement, boursouflure).

    Utilisation sur tous les matériaux extérieurs et intérieurs humides mais non fissurés du bâtiment.

    Application

    Un mur humide ne permet pas de réaliser des travaux de décoration fiables et durables. Il faut d'abord chercher à éliminer la cause de l'humidité. Ensuite, il faut traiter cette humidité soit par chauffage, aération, produit hydrofuge ou autres. À défaut d'entreprendre ces traitements, vous verrez vos travaux se dégrader rapidement, vous obligeant à recommencer.

    1. L'humidité sur un mur rend impossible tout travail propre et durable : les peintures cloquent et tombent, les papiers peints se tachent et se décollent. Aussi, lorsque les murs sont humides et couverts de salpêtre, il faut trouver une solution efficace. Vous chercherez bien entendu d'abord à supprimer la cause de l'humidité. Elle est parfois évidente : manque d'étanchéité des toitures, gouttières, descentes, jointures, fentes et fissures du bâtiment. Parfois elle est cachée : condensation, fuite d'une canalisation, etc.

    2. C'est après avoir supprimé au mieux les causes de l'humidité (par l'application d'enduits extérieurs, de rubans d'étanchéité, par la réparation des canalisations, gouttières, descentes etc.), éventuellement avec les conseils d'un spécialiste, que vous pourrez traiter les murs intérieurs. Il faut, en effet, savoir que si l'humidité continue à s'infiltrer, les mêmes problèmes réapparaîtront tôt ou tard. Grattez tout d'abord, à l'aide d'une brosse dure, toutes les parties du mur atteintes.

    3. Lorsque tout le salpêtre a été éliminé, laissez sécher le mur en aérant ou en renforçant le chauffage de la pièce. Appliquez ensuite un produit hydrofuge contre l'humidité, que vous trouverez dans le commerce. Utilisez une brosse à badigeonner, un rouleau ou un pistolet pulvérisateur. Même si l'humidité n'apparaît pas sur tout le mur, il est préférable de traiter toute la surface avoisinante. Appliquez une seconde couche de produit.

    4. II faudra laisser sécher 24 heures avant de recouvrir le mur d'enduit (voir photo). La lutte contre l'humidité peut également se faire par l'injection de liquides à base de silicone et de résine dans le mur, produits qui se solidifient au contact de l'humidité. Percez pour cela des trous en quinconce (3 trous environ par m²), de 5 mm de diamètre et profonds des 2/3 de l'épaisseur du mur. Le produit est injecté, par exemple à l'aide d'une buse conique spéciale, qui s'adapte sur un pistolet à peinture.

    Les murs humides

    Lorsque l'humidité est très forte dans une maison, le papier peint ou la peinture peut se décoller. Il est indispensable de faire un diagnostic avant la rénovation et de chercher d'où vient l'humidité afin de pouvoir lutter efficacement contre ce problème. La plupart des dégâts intérieurs proviennent de désordres à l'extérieur par la façade, la toiture ou l'humidité des sols. Pour réparer les dégâts causés sur les murs humides, il faut intervenir et appliquer un durcisseur de plâtre qui va traiter et renforcer les murs humides, puis une peinture spéciale anti-humidité pour renforcer l'efficacité contre l'humidité. En cas de fissures, il faut les reboucher avec un mastic.

    Le traitement curatif pour murs humides

    Dans quel cas utiliser le traitement murs humides : traitement des murs humides et moisissures sur le mur et taches. Imperméabilisant qui permet d'assécher, d'assainir et de durcir les murs dégradés par l'humidité avant recouvrement par peintures et papiers peints.

    Avantages du traitement murs humides :

    • Curatif et préventif
    • Assainit et rendurcit tous supports
    • Microporeux : laisse respirer le support
    • Anti-salpêtre
    • Anti-moisissures
    • Bactéricide
    • Sans odeur

    Utilisation sur plâtre, plaque de plâtre, carreaux de plâtre, enduit ciment.

    La peinture « anti-humidité »

    Dans quel cas utiliser cette peinture : L'imperméabilisation, la rénovation et la décoration des murs intérieurs humides.
    Peinture anti-humidité à base de résines acryliques qui permet de masquer les auréoles d'humidité par réaction avec l'eau contenue dans les murs non enterrés. Cette peinture anti-humidité peut s'appliquer sur support légèrement humide et peut se teinter avec des colorants universels.

    Avantages de la peinture :

    • Préventif et curatif
    • Adhérence sur supports humides
    • Masque les auréoles et taches
    • Anti-cloquage
    • Ne coule pas
    • Lessivable
    • Sans odeur

    Pour tous les supports et murs du bâtiment peints ou bruts, neufs ou anciens y compris les fonds en ciment.

    Les joints et fissures

    Le mastic acrylique pour bâtiment. Pour joints entre menuiseries, murs, cloisons, plinthes, étanchéité et réparation des fissures.

    Avantages du mastic :

    • Peut être peint ou crépi
    • Sans plastifiant, ne s'encrasse pas
    • Grande souplesse
    • Excellente résistance au vieillissement climatique
    • Résistant au gel et non corrosif pour les matériaux
    • Facilité de mise en œuvre.

    Pour joints de finition, de raccordement et bouchage des fissures avant peinture sur bois, aluminium, PVC, brique, pierre, béton et plâtre. Joints de plinthes, murs et cloisons. Joints de calfeutrement entre huisseries et maçonneries. Réparation des fissures en façade.

    Généralités

    Façades et toitures

    Aux causes classiques de dégradation ou de salissure d'une façade peuvent s'ajouter des fuites de descentes de gouttières ou de gouttières elles-mêmes et qui laissent de longues traînées verdâtres ou brunes sur les briques de la façade.

    • En cas d'encrassement simple du mur, un bon lessivage par brosse ou au balai est conseillé. Notez que ce traitement est réalisable aussi par pulvérisation. Le rinçage, indispensable, sera plus efficace s'il est exécuté à haute pression. Laissez ensuite sécher 48 heures par beau temps avant de passer le produit protecteur.
    • Si la façade est dégradée, une fois exécuté le nettoyage et avant de passer le produit protecteur, procédez à la réfection des joints, partout où ils vous sembleront fendillés ou poreux.
    • En cas d'incrustation de mousses ou de lichens, si un nettoyage haute pression peut se révéler suffisant, préférez l'utilisation de l'anti-mousse comme mentionné sur les façades enduites. Passez ensuite l'imperméabilisant en insistant à la brosse sur les parties du mur abritées par des plantes par exemple.
    • Nombre de façades en brique ou en pierre sont dotées d'un bas de mur en ciment. Sachant que cette partie de la construction, de par sa position, est l'une des plus soumises aux attaques de l'humidité (éclaboussures, ruissellements de pluies, etc…), il est indispensable de la protéger en passant une peinture spécialement adaptée à cette utilisation.
    • Soignez votre maison en la protégeant par une bonne toiture.
      La toiture est le chapeau de votre maison : si elle n'est pas étanche, c'est toute la maison qui s'abîme, les plafonds qui se tachent et se dégradent. La toiture constitue en effet la couverture au sens propre du terme de la construction. C'est elle qui protège la maçonnerie des infiltrations d'eau qui pourraient, à terme, la fragiliser. La toiture protège aussi les plafonds, les sols et bien sûr la décoration, que la moindre trace d'humidité suffit à dégrader. L'étanchéité qu'elle procure est indispensable pour que l'électricité ne devienne pas un risque majeur dans l'habitation.
    • La toiture est avant tout constituée d'une charpente, assemblage de différentes pièces de bois, réalisé selon les règles de base de la menuiserie, passant par un affûtage parfait des outils. Sa solidité résulte de la qualité de ses assemblages, mais aussi de celle de ses ancrages dans la maçonnerie, qui doivent être périodiquement contrôlés. C'est aussi elle-même, en priorité, qui doit être protégée par la couverture contre les intempéries et notamment contre l'eau, redoutable pour les bois secs. Quand la toiture bénéficie d'une bonne isolation thermique (par laine minérale, végétale ou animale), conforme au règlement thermique, elle participe au confort de la maison, mais surtout fait barrage aux pertes thermiques et permet de substantielles économies d'énergie.
    • La charpente, on le sait, est victime d'attaques parasitaires : vrillettes et capricornes, en particulier, qui pondent dans le bois pour assurer le développement de leurs larves, souvent pendant plusieurs années ; termites, qui se nourrissent directement de la cellulose du bois. Ces parasites doivent faire l'objet d'une surveillance régulière et de traitements appropriés.
    • Bien que ce ne soit pas l'essentiel, le travail du métal n'est pas absent, sous la forme de différents moyens de renforcement des assemblages (notamment pour les fermettes), mais aussi pour les accessoires d'étanchéité et d'écoulement des eaux : zingage de gouttières, de descentes, de noues et de chêneaux.
    • La toiture accueille aussi aujourd'hui de nouveaux équipements, par exemple les panneaux thermiques pour l'alimentation d'un chauffe-eau solaire ou les panneaux photovoltaïques pour produire de l'électricité.
    • Enfin, n'oubliez pas que la toiture est une partie structurelle importante de la maison et à ce titre entre dans le cadre de la garantie décennale, ce qui vous impose de souscrire une assurance dommages- ouvrage en cas de restructuration ou rénovation importante de la couverture ou de la charpente.

    Les évacuations

    L'évacuation des eaux de pluie doit faire l'objet d'un circuit distinct dans l'aménagement des évacuations d'une maison particulière ou d'un pavillon. Toutefois, il est bon de prévoir d'abord une unité de récupération pour les usages domestiques (lavages de voiture, arrosage de jardin etc.). L'épandage de ces eaux, éloigné des murs, permet d'éviter les inconvénients liés à l'humidité constante que maintient leur évacuation naturelle. Le marché met à la disposition du particulier des unités de matériaux conformes aux normes imposées par le DTU en matière d'évacuation des eaux de pluie. Les fortes précipitations qui semblent actuellement se renouveler, justifient que ce problème soit sérieusement étudié et traité.

    S'il est fréquent qu'à la campagne, l'eau de pluie soit évacuée par un épandage naturel, ce procédé est souvent cause d'une humidité résiduelle du bas des murs et qui ne demande qu'à remonter par capillarité.

    Il en est de même des descentes de gouttière lorsqu'elles ne sont pas reliées à un regard. Bien sûr, il est nécessaire d'en reboucher les fuites, mais en l'absence de raccordement d'évacuation, les effets produits sont aussi néfastes pour les murs de la maison. La facilité de mise en œuvre des regards de collecte en béton ou en PVC, lorsqu'ils n'ont pas de poids à supporter, justifie leur emploi, d'autant plus qu'ils comportent entrées et sorties munies d'opercules prédécoupées. De plus, ils disposent de rehausses et de couvercles pleins (dits « piéton ») ou à grille et peuvent faire également office de siphon.

    Regards de collecte, caniveaux et grilles de protection sont indispensables pour éloigner et collecter l'eau de pluie de la proximité des murs. En présence de surfaces extérieures bétonnées ou carrelées, prévoyez des caniveaux de récupération en bas de pente ou des siphons de cour capables de collecter l'eau des plus fortes averses.

    Après avoir creusé une tranchée adaptée à la dimension du caniveau préfabriqué, réalisez les assemblages au mortier en respectant une pente de 3 à 5 cm par mètre. Des caniveaux en fonte ou en PVC évitent de faire du mortier. Il peut leur être adjoint tous types de naissances pour adaptation aux lignes d'évacuation en fonction de leur position. Leurs grilles, métalliques ou en PVC renforcé, peuvent être de couleur grise ou sable.

    Reliez les canalisations enterrées et les caniveaux équipés de grilles, aux regards de collecte pour constituer une ligne d'évacuation des eaux de pluie, tout à fait distincte des autres circuits. Vous pourrez renforcer l'étanchéité des raccords par des joints de mastic silicone aussi efficaces sur le PVC des tuyaux que sur le béton des regards.

    La ligne générale d'évacuation des eaux de pluie est enterrée dans une tranchée. Elle peut comporter plusieurs raccords, tés de dérivation ou regards. Les normes des tranchées destinées au passage des lignes électriques, sont adaptées aux tranchées d'évacuation des eaux de pluie : profondeur de 0,60 m, portée à 1 m sous les zones de passage de véhicules. Il est cependant préférable d'utiliser des buses en béton sous les aires de roulement. Prévoyez en ce cas des manchettes d'adaptation PVC / fibres ciment. Les canalisations électriques doivent être distantes d'au moins 0,20 m.

    La ligne enterrée, posée sur un lit de sable de 10 cm, sera d'abord recouverte d'une couche de sable identique avant de recevoir son remblai. Prolongez-la autant que nécessaire pour atteindre une zone d'épandage ou un raccordement au tout-à-l'égout.

    Pour être efficace, la ligne d'évacuation devra respecter la même pente de 3 à 5 cm par mètre. Terminez le rebouchage de la tranchée après avoir posé un grillage de signalisation de couleur qui ne soit ni rouge (électricité) ni jaune (gaz) avec la terre déblayée pour ouvrir la tranchée. Prévoyez cependant que le remblai (selon la norme) « doit être purgé de tous éléments susceptibles de porter atteinte aux canalisations et à leur aptitude au compactage… ». Ce qui veut dire, en clair, qu'il faut éliminer du remblai les plus gros cailloux ou effectuer un tamisage grossier en cas de remblai fortement caillouteux.

    Les gouttières

    Les gouttières en PVC sont légères et simples à mettre en place. Elles peuvent facilement remplacer d'anciennes gouttières en zinc. Faites attention, au moment du démontage, car comme elles sont généralement soudées, elles présentent une grande longueur. Si les éléments vous paraissent encore en bon état, il est cependant préférable de les changer tous afin de mettre en place un système parfaitement adapté et composé d'un seul et même matériau.

    Préparation des éléments

    Un système de gouttière en PVC comprend des crochets, des éléments de collecte demi-cylindriques comportant un bord à ourlet comme les gouttières en zinc mais dont l'assemblage se fait par collage ou avec des éléments à joint.

    Assurez-vous que la gouttière se clipse bien dans les crochets. Répétez ce geste que vous aurez ensuite à exécuter en haut d'une échelle. Il n'est pas interdit de lubrifier avec un peu de savon liquide.

    Assemblez à blanc les éléments de descente et les coudes de dévoiement. Vous aurez auparavant relevé les cotes sur site, et pré-placé les éléments pour vérifier la justesse de ces cotes avant la pose de la gouttière.

    Coupes et assemblages

    Débitez les longueurs de gouttière dont vous allez avoir besoin avec une scie à métaux. Si vous devez assembler deux éléments de gouttière, la liaison doit se trouver au moins à 5 cm des crochets.

    En début et en fin de gouttière, déposez un peu de colle PVC dans la rainure du fond des naissances qui la fermeront. Inutile d'en mettre beaucoup, mais il faut bien la répartir.

    Engagez le fond de manière à ce qu'il s'emboîte complètement dans la gouttière. Essuyez immédiatement les éventuels débordements de colle.

    Assemblez de la même façon les éléments de descente en respectant la règle d'étanchéité des emboîtements : la partie mâle doit toujours être au dessus de la partie femelle.

    La pente

    • Clouez une pointe au point haut de la gouttière (A).
    • Tracez de niveau le point B côté naissance.
    • Calculez la pente à raison de 5 mm par mètre soit 5 cm pour une longueur de toit de 10 m (C).
    • Plantez un clou au point C suivant le calcul de la pente.
    • Tendez un cordeau entre A et C
    • Clouez d'abord les crochets en A et C en alignement avec le cordeau puis les crochets intermédiaires tous les 30 à 40 cm. Placez un crochet de chaque côté de la naissance.

    La gouttière repose sur des crochets adaptés à la nature de la couverture et du matériau de celle-ci. Les plus classiques sont des crochets constitués d'une hampe en acier galvanisé clouée sur les chevrons. Faites-vous aider pour poser la gouttière afin de ne pas prendre le risque de cintrer l'ensemble des éléments assemblés et de ne pas passer votre temps sur les échelles à vérifier la pente. Le diamètre des descentes doit être en rapport avec la quantité d'eau à évacuer, laquelle est fonction de la surface de la toiture qui va recevoir l'eau et la déverser dans sa gouttière. Pour éviter des débordements, respectez les rapports suivants :
    jusqu'à 20 m² = 50 mm de diamètre; 40 m² = 63 mm de diamètre;
    65 m² = 80 mm de diamètre; 100 m² = 100 mm de diamètre;
    160 m² = 125 mm de diamètre.

    Pose de la descente

    Il est essentiel d'emboîter convenablement les éléments de descente, sinon les fuites d'eau abîmeront la maçonnerie. Engagez le coude sous l'élément de naissance, mesurez la longueur de tuyau nécessaire pour aller jusqu'au mur; puis montez un nouveau coude et assemblez l'ensemble.
    Cet élément peut être préparé en atelier. Le montage avec la gouttière doit se faire sans colle, par simple emboîtement.

    Avec un cordeau traceur, déterminez et matérialisez sur le mur, l'axe de la descente. Faites passer le cordeau dans le trou de la naissance d'un côté et bloquez-le à sa base, puis pincez et lâchez le cordeau pour qu'il laisse une trace bien visible sur le mur.

    Percez, chevillez et disposez les colliers de fixation du tuyau de descente.

    Placez le tuyau de descente et refermez le collier mais ne le serrez que juste le nécessaire afin de conserver un jeu suffisant pour faciliter le montage. Ce n'est qu'une fois celui-ci effectué que vous pourrez serrer à fond les vis de blocage.

    Les mousses

    Pour éradiquer les mousses, lichens et algues incrustés sur le toit ou les murs, utilisez un anti-mousse. Pulvérisez sur un support sec, le produit ne se rince pas.
    Végétaux et micro-organismes parasites sont détruits en quelques jours, puis éliminés progressivement sous l'action des pluies et du vent. L'effet curatif du produit se double d'une action préventive retardant efficacement la réapparition des désordres.

    Faites un diagnostic des désordres observés, pour la toiture (mousses épaisses, corps gras autour des VMC) et pour les façades (mousses, lichens rouges, noirs de pollution).
    Attention : pour les corps gras et les noirs de pollution, utilisez d'abord des produits de nettoyage comme le Nettoyant Toitures et/ou le Nettoyant Murs et Façades.

    Sur une toiture, réalisez un grattage et brossage des mousses épaisses afin que le produit anti-mousse pénètre bien dans le matériau et ne se contente pas d'imbiber les mousses restées en place qui rempliraient alors un mauvais office en protégeant du produit, la surface de tuile qu'elles recouvrent.

    Réalisez une pulvérisation de bas en haut, ce qui permet une application régulière. Adaptez à votre pulvérisateur une lance télescopique : ainsi vous ne marcherez pas sur vos tuiles, au risque de les casser, et de provoquer des infiltrations d'eau.
    Astuce : si vous récupérez les eaux de pluie, pensez à détourner les gouttières pendant l'application du produit anti-mousse, vous pourrez ensuite à nouveau utiliser votre eau sans risques.

    Appliquez le produit prêt à l'emploi, sur un support sec, un jour sans vent, et observez un délai minimum de 8 heures entre l'application du produit et une première pluie éventuelle. Prévoyez donc une fenêtre météo favorable d'au moins 36 heures. L'anti-mousse est curatif : les mousses vont jaunir et se décomposer sous l'effet du produit. Les végétaux détruits sont éliminés progressivement sous l'action de la pluie et du vent. Mais l'anti-mousse est aussi préventif : par l'ajout d'additifs, il retardera efficacement la réapparition des micro-organismes.

    Sécurité

    Les échelles qui permettent à l'homme de s'élever, sont souvent cause d'accidents plus ou moins graves résultant de chutes par défaut du respect des règles de sécurité. Si l'échelle (appuyée sur la toiture par l'intermédiaire du bourrelet de paille et non sur le bord de la gouttière qu'elle déformerait) n'a pas été attachée ici, elle devra l'être si elle sert à monter sur le second toit, nettement plus haut.

    Les embouts des montants des échelles métalliques sont garnis de patins antidérapants en caoutchouc. Le temps et l'usure ne doivent pas empêcher de les remplacer lorsqu'ils ne sont plus à même de remplir leur rôle de sécurité.

    Ce type d'échelle à trois pans rend de grands services au fruitier puisqu'elle peut ne pas nécessiter d'appui. Il faut toujours poser sous ses pieds, des planchettes car même si le terrain est sec, il peut toujours se trouver un trou plus ou moins dissimulé qui, sous votre poids, déséquilibre son aplomb.

    Lorsqu'une échelle doit être déployée sur une grande hauteur, la pose en pied de stabilisateurs peut s'avérer d'un précieux secours surtout si le terrain n'est pas d'une planéité absolue.

    Quand cette échelle est déployée, il paraît évident qu'il faut la positionner face à l'endroit que l'on veut atteindre et non sur le côté sous peine de risquer de la faire basculer malgré l'écartement des pieds de son embase.

    Les échelles métalliques dites pliables ou multi-positions, permettent, grâce à des cliquets d'articulation, d'adapter la forme la plus utile au travail à effectuer.

    Elles peuvent servir d'escabeau, comme ici ou d'échelle droite ou encore prendre appui sur un rebord en toute sécurité.
    Si vous ne possédez pas d'établi de campagne ou de petit échafaudage pour couper le dessus d'une haie par exemple, l'échelle pliable peut vous rendre ces services.