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Installer un spot halogène

Compact, puissant, l’éclairage halogène est aujourd’hui le plus employé pour les spots, encastrés ou non. Il s’agit en fait d’une lampe à incandescence dont le filament de tungstène est enfermé dans une atmosphère comportant du gaz halogène. L’ampoule en quartz supporte de très hautes températures… ce qui n’est pas sans risques pour les appareils encastrés mal ventilés.

Il faut distinguer deux types de lampes halogènes : celles fonctionnant sous une tension de 220 V alternative et celles à basse tension en courant continu.
Notons aussi la différence entre l’éclairage halogène dichroïque et celui à faisceau concentrique : le premier se retrouve dans la majorité des spots encastrés et offre un éclairage homogène orienté. Le second est utilisé pour focaliser l’éclairage sur des points très précis. On obtiendra ainsi un effet de taches de lumière pour offrir une atmosphère plus intime car générant très peu de lumière diffuse.

Les luminaires

Il en existe une multitude, différents suivant l’esthétique désirée et vous aurez bien du mal à ne pas trouver votre bonheur dans les gammes disponibles.

Par contre pour le transformateur, il est important de distinguer deux types différents : les transformateurs électroniques et les traditionnels. L’avantage des premiers est qu’en cas de surchauffe, le transformateur se coupe automatiquement et évite tout risque d’accident. (Il fonctionne à nouveau après refroidissement). Il existe aussi des appareils plus puissants permettant de raccorder plusieurs spots différents à un seul transformateur. Pour info, un petit transformateur de 220/11V coûte entre 10 et 20 euros selon les marques.

Etat des lieux

Comme nous l’avons évoqué précédemment, l’éclairage halogène dégage énormément de chaleur. Il est donc capital d’encastrer les appareils dans un faux-plafond suspendu à une distance suffisamment éloignée du plafond existant, pour offrir un volume de refroidissement de l’appareil suffisant. On compte idéalement 40 cm entre les deux plafonds. Si le faux-plafond est isolé, il est très important de dégager l’isolant sur un périmètre d’au moins 1 m² autour du spot. Certains électriciens allant jusqu’à couvrir les bords de l’isolant par une feuille d’aluminium.

Suivez le guide…

  • Avant toute chose, n’oubliez pas de couper le circuit alimentant le point d’éclairage à travailler !
  • Suivant le type de spot choisi, vous devrez réaliser un percement dans le plafond tantôt circulaire, au moyen d’une scie à cloche, tantôt rectangulaire à l’aide d’un cutter ou d’une scie (suivant la nature de votre faux-plafond : bois ou plaques de plâtre).
  • Choisissez préalablement l’endroit d’implantation de votre éclairage. Vous pourrez obtenir des effets plus intéressants en décentrant par exemple l’éclairage d’une pièce pour obtenir ainsi des zones éclairées et des zones d’ombres.
  • Retirez l’isolation s’il y a lieu comme expliqué précédemment
  • Après les avoir dénudés sur une distance suffisante, raccordez les extrémités des fils bleus et bruns de l’alimentation disponible (souvent de section 1,5 mm²) à celles des fils reliés au transformateur par l’intermédiaire d’un « sucre » ou d’un système de connexion rapide (Wago, p. ex.).
  • Prenez garde à bien respecter les recommandations du fabricant.
  • Si vous implantez votre appareil dans une pièce humide (salle de bains…), le transformateur ne peut en aucun cas se trouver dans la pièce même, il doit être installé au moins dans une pièce "sèche" contiguë. Il existe également des boîtiers de transformation qui s’installent directement sur le tableau électrique.
  • Raccordez le transformateur à l’appareil d’éclairage. Nous vous conseillons d’effectuer un test d’allumage avant d’installer complètement le système dans le plafond.
  • Enfin il vous reste à placer le transformateur dans le faux-plafond et à encastrer l’appareil qui est bien souvent fixé au moyen de petites pattes de serrage montées sur un système de ressorts.

Et le tour est joué !

N’hésitez pas à demander des conseils à des professionnels (éclairagistes, électriciens, architectes…) pour vous donner un regard « éclairé » sur les solutions correspondant le mieux à vos attentes.

Petit rappel :

Différents types de sources lumineuses les plus répandues.

La lampe à incandescence

C’est la lampe traditionnelle. Elle est composée d’une ampoule en verre remplie d’un gaz (le plus souvent de l’azote ou de l’argon) dans laquelle un filament de tungstène est porté à haute température; par le passage du courant électrique, il devient incandescent et émet de la lumière.

Puissance : de 25 à 150 watts
Efficacité lumineuse : 8 à 14 lumens/watt
Durée de vie : environ 1 000 h

Le TL

Plus connue sous l’appellation tube fluo ou tube néon (bien qu’il ne contienne pas de néon), la lampe fluorescente a une forme de tube dans lequel la lumière est principalement émise par des couches de substances excitées par une décharge électrique.

Puissance : varie suivant le diamètre du tube.
Différentes couleurs de lumière sont disponibles
Durée de vie : entre 10 000 h et 20 000 h suivant le modèle.

La lampe fluocompacte

Ce sont des lampes fluorescentes miniaturisées dont le tube de petit diamètre est recourbé pour tenir dans un volume réduit.

Puissance : de 3 à 23 watts
Efficacité lumineuse : 45 à 60 lumens/watt
Durée de vie : de 6 000 à 12 000 h

L’éclairage halogène

Il s’agit d’une lampe à incandescence dont le filament de tungstène est contenu dans une atmosphère comportant du gaz halogène. L’ampoule est au quartz et supporte de très hautes températures. Il faut distinguer deux types de lampes halogènes, à savoir celles fonctionnant sous une tension de 220 volts et celles à basse tension soit 11 volts, utilisées pour l’éclairage encastré. Ces lampes sont alimentées par l’intermédiaire d’un transformateur 220V/11V.

Puissance : entre 20 et 50 watts

Efficacité lumineuse : supérieure à une lampe traditionnelle, soit 14 à 45 lumens/watt.

Durée de vie : jusqu’à 5 000 h pour l’éclairage dichroïque.

Outillage

  • cutter ou scie sauteuse ou scie à cloche
  • « sucres »
  • pince coupante
  • pince à dénuder
  • petit tournevis