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Préparer le jardin pour l'hiver

Le gazon pendant l'hiver

Le gazon est souvent la pièce maîtresse du jardin. Pour lui garantir un hiver pas trop désagréable et un bon redémarrage au printemps, il est imprortant de lui prodiguer des soins. Si l'on envisage de créer une pelouse, l'automne est le moment qui convient pour désherber et préparer la terre.
Pour les pelouses existantes, c'est la saison du terreautage et des engrais organiques. Préparer le gazon à l'hiver, c'est aussi lui assurer une bonne toilette.

 

Comment nettoyer ?

Aux abords de septembre, des milliers de feuilles couvrent votre pelouse, les allées et s'envolent partout. Si vous avec un petit jardin, inutile de vous sur-équiper : la solution du balai à feuilles suffit. Mais, si vous dépassez les 500 m², il vaut peut-être mieux faire appel à la technique : l'aspirateur/souffleur. A l'origine, c'était un appareil thermique professionnel utilisé par les services communaux. Mais les fabricants ont réussi à développer des performances équivalentes avec des modèles électriques, conçus pour les jardiniers amateurs.

 

Que faut-il en exiger ?


Premièrement, qu'il souffle et aspire correctement. En soufflant, il rassemble toutes les feuilles dans un endroit, ce qui permettra un gain de temps considérable. Avec un peu d'entrainement, on devient vite expert dans la confection des tas, qu'il ne reste plus qu'à ramasser. En fonction inversée, donc en aspiration, il avale les feuilles en un temps record. Veillez à ce que le modèle choisi ait une puissance en soufflerie de min. 200 km/h.
Deuxièmement, qu'il soit maniable : les modèles "amateurs" ne pèsent que 3 kg.
Et puis surtout, qu'il soit fiable. Pour la sécurité, un interrupteur électrique empêche la mise en route si les couteaux sont à découvert.
Gros avantage du moteur électrique (1.100 W suffiront) en comparaison du thermique : pas d'entretien, pas besoin de faire de mélange et il démarre instantanément. Pas de pollution non plus, pas de risque de brûlure et moins de bruit. Certains modèles ont des avantages supplémentaires : le système de ventilation à couteaux broie au passage le feuillage et permet de réduire le volume initial (de 7 à 10 fois suivant le modèle).

Si vous ramassez les feuilles mortes à l'aide d'un balai à gazon, veillez à choisir le modèle qui vous convient le mieux. Assurez-vous que le manche est suffisamment long pour vous permettre de travailler sans surcharger votre dos. Choisissez un modèle à dents souples en PVC ou en aluminium.
Et si vous utilisez un balai, il vous faudra également une bonne brouette pour le transport des feuilles. Veillez également à la qualité du traitement qu'elle aura reçu. Au niveau de la cuve, la résine époxy et l'acier galvanisé sont des garanties minimales pour cet outil qui va être soumis aux assauts de la rouille. Pour davantage de confort, optez pour un modèle à roues gonflées qui font office d'amortisseurs. Pour le transport des débris végétaux volumineux, un "agrandisseur" se fixe sur la brouette et augmentera considérablement sa capacité.

 

Et ma pelouse ?


Tous les gazons finissent par dégénérer. Les racines étouffent sous un matelas de brins d'herbe coupée et de mousses que l'on appelle le feutrage. C'est ainsi que la pelouse devient jaune et rare. Une seule technique pour lui donner une seconde jeunesse : la scarification, à pratiquer au moins 2 fois par an, au printemps et dès l'automne !
Le sol est ainsi griffé et incisé au niveau des racines. Trèfles, mousses et mauvaises herbes sont extraites et arrachées, le gazon est débarrassé du feutrage et bénéficie au maximum de l'air, de l'eau et des éléments nutritifs. Si nos grands pères "toilettaient la pelouse" au râteau, nous avons à notre disposistion des scarificateurs performants qui permettent de travailler plus vite, mais aussi de faire un griffage régulier et plus en profondeur. Entre deux modèles, préférez celui à roues réglables : il fait râteau en position haute et aérateur en position basse. Choisissez également une largeur de travail suffisante, cela économisera votre effort.
Côté sécurité, pas de problème, cet outil est en fait moins dangereux qu'un râteau car il faudrait le retourner pour se blesser.
Une fois votre gazon bien scarifié, il faut lui redonner du tonus avant les froidures, le régénérer rapidement après les chaleurs et la sécheresse de l'été, détruire les mousses prolifiques à l'automne par temps humide et accroître sa résistance au froid et aux maladies. Pour ce faire, répandez un engrais organique spécial automne, qui comprendra un mélange de tous les éléments nécessaires.

 

La coupe du bois et l'élagage


La taille et l'élagage des arbres est un soin d'automne spécifique. On profite de cette période de repos de la végétation pour procéder aux coupes qui permettront de re-équilibrer la structure d'un arbre ou d'une plante et d'améliorer la circulation de la sève. Les rameaux les plus vigoureux, ou les extrémités des branches, sont les parties les mieux nourries de l'arbre.
La taille permet de corriger les déséquilibres au profit des parties les moins résistantes.
Signalons tout de même que certains préconisent d'agir lorsque la sève est encore active pour favoriser la cicatrisation.
L'autre opération importante, c'est l'élagage. Elle consiste à débarrasser l'arbre de ses branches mortes pour lui conserver sa santé, à lui supprimer les parties malades ou endommagées et aussi à lui donner une forme artificielle.

 

Les outils de taille


Pour les branches facilement accessibles et de petit diamètre, on utilise la serpette, qui sert également d'outil de finition lorsque la coupe de branches plus importantes manque de netteté. Cet outil, à lame courbée, s'utilise avec des gants bien épais, en cuir de préférence, afin de ne pas se blesser ! La lame se place à la base de la branche que l'on coupe d'un mouvement circulaire et ferme.
Pour des branches plus épaisses, on a recours au sécateur/élagueur qui se présente sous forme d'un sécateur à poignées longues. On accorde le nom de coupe-branches à cet outil lorsque son double manche dépasse 70 cm, offrant de la sorte un puissant effet de levier. On l'utilise à 2 mains.

Attention, il existe 2 systèmes de coupe :
- Le système à lame franche : il permet de couper de manière très nette grâce à la lame qui vient glisser sur une contre-lame non coupante de forme incurvée. Pour cette raison, on l'utilise pour les végétaux verts (voir vivants).
- Le système à enclume : La lame agit en écrasant le bois sur une enclume, ce qui donne plus de puissance, mais moins de précision à la coupe. A ce titre, les outils à enclume sont rérervés à la coupe du bois mort.

Les scies à élaguer s'imposent pour des branches maîtresses lorsque l'on en vient à de réelles opérations de taille. Les scies à élaguer offrent 2 profils de lames :
- La forme courbe est la plus agressive.
- La lame rectiligne est conseillée pour les travaux de précision notamment sur les arbres fruitiers.

 

Une taille à la hauteur


Les tiges montent trop vite, sans se ramifier : étêtez l'abre pour provoquer la naissance de jeunes pousses latérales vigoureuses. Vous obtiendrez ainsi une charpente (= forme générale de l'arbre), bien arrondie.
La tige centrale ne monte pas assez vite : taillez les branches latérales assez court.
La flèche se scinde en deux : coupez l'une des deux branches principales et palissez (= fixez à un tuteur) l'autre verticalement.
Veillez à une répartition optimale des branches autour du tronc. Celles-ci doivent s'écarter en formant un joli "U". Les fourches trop étroites en forme de "V", les branches qui se touchent, s'entrecroisent ou reviennent vers le tronc peuvent être supprimées.
Le même sort doit être réservé aux pousses, ces ramifications qui partent directement des racines pour sortir de terre à quelque distance du tronc. Elles sont gourmandes en sève !
Coupez en biseau en orientant le tronc de manière à ce que la sève qui s'écoule ne vienne pas recouvrir un oeil d'où partira une future pousse.

 

Et que faire de tous les déchets ?


C'est la grande question que se posent aujourd'hui tous les jardiniers amateurs, aux prises avec une réglementation de plus en plus contraignante.
Une seule solution : broyer pour d'abord réduire le volume et puis faire du compost pour recycler.
Le broyeur devient maintenant un outil indispensable. Encore faut-il choisir un outil bien adapté à son besoin. Pour les performances, il faut savoir que les bons broyeurs doivent réduire le volume de manière significative (c'est à dire une coupe suffisamment fine qui fera la qualité du compost). Mais le grand critère de sélection que vous devez priviligier est le côté pratique de l'appareil. L'autre point à vérifier, comme pour tout appareil équipé de lames très coupantes, est la sécurité. Certains broyeurs sont équipés de deux systèmes de sécurité additionnels :
- Le disjoncteur : si le moteur est trop sollicité ou en cas de blocage, le disjoncteur arrête automatiquement le moteur au bout de quelques secondes.
- Rupteur automatique : un dispositif de sécurité dans le boîtier du commutateur coupe automatiquement l'appareil à l'ouverture de l'ensemble goulotte. Mais il vaut mieux débrancher l'appareil avant l'ouverture à l'aide du commutateur rotatif.

 

Recommandations pour une bonne utilisation de votre broyeur


Des déchets organiques de tout genre peuvent être broyés.
S'il s'agit de racines, enlevez la terre et les pierres. Pour éviter des blocages du broyeur, il est recommandé de mélanger des matériaux résistants et collants avec des branches.
Ne pas presser les branches d'une épaisseur supérieure à 1 cm dans la trémie, mais les introduire si possible une à une. En cas d'introduction importante, retenir éventuellement les branches/rameaux pour que le broyeur "n'avale pas de travers".
Après chaque travail, veillez à ce que le broyeur soit vide.
Après un certain temps de travail, vérifiez le serrage de toutes les lames.
Après le broyage ou en cas de blocage du broyeur, toujour le débrancher avant de l'ouvrir pour nettoyer ou dégager les lames.
Les matériaux tels que des fils métalliques, des clous ou des matériaux plastiques ne doivent jamais être mis dans le broyeur.

 

Et finalement, la sécurité avant tout


Malgré les renforcements de plus en plus évidents de tous les systèmes de sécurité, il est toujours vrai que tous les appareils de jardinage modernes, électriques et coupants, ne sont pas totalement innocents. Il est donc, plus que recommandé, de porter les équipements de protection traditionnels quand on les manipule : des gants (anti-coupe), des lunettes (anti-projection), et pour certains, un casque (anti-bruit).