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Le jardin dans l'entre-saison

Les rosiers arbustifs produisent leur dernière floraison et doivent être remis en forme avant que le gel s’installe.
Il faut également rentrer la récolte d’automne, après quoi on peut commencer à attendre un printemps gaiement fleuri…

La fritillaire impériale

La fritillaire impériale (Fritillaria imperialis) est certainement une des plus anciennes plantes bulbeuses cultivées dans les jardins ornementaux. En effet, l’histoire nous dit qu’elle était déjà cultivée dans les jardins du sultan ottoman Soliman le Magnifique quand elle fut découverte en 1580 par le botaniste français Charles de Lécluse. Cette fritillaire a d’abord été plantée dans les jardins impériaux de Vienne avant de se répandre dans tous les jardins d’Europe. Elle fut introduite à Gand en 1596.

Une plante remarquable aux mérites exceptionnels !

La fritillaire impériale produit une tige atteignant le mètre de hauteur. Au sommet de cette tige se développe trois à dix grandes fleurs rouges (Fritillaria imp. 'Rubra Maxima'), jaune vif ('Lutea') ou encore orange ('Aurora'). Il existe également une couronne impériale à fleurs rouge orangé et feuilles panachées de blanc crème ('Argenteovariegata') et une autre à fleurs orange et à feuilles panachées de jaune, mais il est très difficile de se les procurer.

Parfaitement vivaces et rustiques, ces fritillaires fleurissent généralement en avril-mai, mais on a déjà pu observer une floraison plus tardive, en juin. Les couronnes impériales peuvent être plantées dans les massifs de vivaces, au bord du potager pour l’égayer au printemps ou encore en grands pots, qu’on pourra placer sur la terrasse. L’odeur aigre et désagréable des bulbes a fait de cette plante une plante « chasse-taupe » alors qu’elle n’éloigne absolument pas ces petites bêtes.

Une plantation réussie

La fritillaire impériale exige le plein soleil pour bien fleurir. Au niveau du sol, elle demande une terre légère, fertile et bien drainée. Elle déteste en revanche l’humidité stagnante et le fumier frais, qui font rapidement pourrir les bulbes. Période de plantation: de septembre à novembre.

Les rosiers

Il faut toiletter les rosiers

Nous voilà donc déjà en octobre. Si l’arrière-saison est douce et suffisamment ensoleillée, on peut encore observer des rosiers en fleurs. Pas d’une manière aussi intensive et spectaculaire qu’au mois de juin bien évidemment. Le jardinier amateur est alors heureux de pouvoir encore profiter de ces merveilleuses fleurs aussi tard dans l’année. Et pourtant il est temps d’effectuer un bon toilettage des rosiers avant l’arrivée des premières bonnes gelées. Il ne s’agit bien sûr pas de la vraie taille, car celle-ci ne se fera qu’à la fin de l’hiver.

Le Pyracantha

Favoriser la fructification du Pyracantha

Le Pyracantha, un arbuste fortement épineux, fait partie de la vaste famille des Rosacées, au même titre que les rosiers, les aubépines, les cotonéasters ou encore les poiriers. Dans nos régions, on connaît surtout le Pyracantha sous le nom commun de «buisson-ardent» (Pyracantha coccinea porte en effet des baies rouge très vif). Le Pyracantha fleurit en mai-juin et ses fleurs, regroupées en corymbes, sont blanc pur ou blanc crème.

La floraison est généralement suivie de nombreux fruits, dont la couleur va du rouge au jaune en passant par l’orange suivant les variétés: 'Orange Glow' donne des baies rouge orangé, 'Mohave' produit des fruits rouges, 'Soleil d’or' est, quant à lui, remarquable pour sa fructification d’un magnifique jaune doré, et ce ne sont là que quelques exemples. Les buissons-ardents sont appréciés aussi bien en solitaire qu’en groupe, parmi les massifs arbustifs ou en mélange avec d’autres arbustes de haie (une haie composé de Pyracantha est totalement infranchissable !). On rencontre aussi assez fréquemment le Pyracantha palissé contre le mur d’une maison.

Les dernières récoltes

Au mois d’octobre, le jardin s’oriente en douceur vers un repos bien mérité. Les floraisons sont nettement moins nombreuses et le feuillage de certains arbres et arbustes commencent à changer de couleur. Cela ne veut pas dire que les jardiniers peuvent se reposer en attendant le printemps prochain: il faut encore planter les bulbes à floraison printanière, préparer le terrain pour les futures plantations,… Et puis il est temps de penser aux dernières récoltes de légumes et de fruits avant l’arrivée des petites gelées automnales.

Quelques conseils

Pour terminer avec ces récoltes tardives, il faut encore savoir que pour aider les céleris-raves à grossir, il faut arracher chaque semaine une partie des feuilles extérieures (la plante concentre alors son énergie sur sa racine, qui grossira plus vite). Pour les haricots nains, la dernière récolte sera destinée à l’obtention de haricots secs. Pour les amener à maturation, on arrachera toutes les plantes, qui seront suspendues, liées en bottes et racines vers le haut, dans un endroit sec, bien aéré et protégé du froid.