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Le bambou est spécial

Le bambou est spécial

On ne sait pas clairement quand sont apparus les premiers bambous. Les graminées, dont font partie les bambous, sont probablement originaires du début du Crétacé (il y a env. 140 millions d'années). On peut donc supposer que les bambous sont présents dans la flore depuis tout un temps. Avec une aussi longue histoire, il est normal qu'une très grande richesse d'espèces soit née.

Pleioblastus variegatus (syn. P. fortunei)

Asie et Amérique du Sud

On trouve la plus grande diversité en Asie et en Amérique du Sud. Des études d'ADN ont montré que les bambous de ces deux régions si éloignées géographiquement étaient fortement apparentés. Cela aussi est le signe d'un développement précoce, avant la séparation des continents. L'Europe a également connu des bambous, comme le prouvent de récentes découvertes de fossiles, notamment en France. (La présence de la superbe bambouseraie de Prafrance trouve ainsi une justification historique.)

Les bambous les plus utilisés dans nos jardins sont ceux du groupe asiatique, car ce sont ceux qui correspondent le mieux à nos conditions climatiques. Les espèces que l'on trouve dans les pépinières et les jardineries sont le plus souvent rustiques pour nos hivers normaux - ce n'est pas forcément le cas dans les pépinières spécialisées -, mais c'est à peu près la seule caractéristique commune que l'on peut citer. La diversité de l'habitus et de l'aspect extérieur des bambous est vraiment énorme.

Pleioblastus viridistriatus (syn. P. auricomus)

Deux types d'habitus

L'homme est à peu près le seul être de la nature à toujours rechercher l'ordre et le rangement. C'est également le cas pour les bambous, que nous répartissons globalement en deux groupes en fonction de leur mode de croissance, plus particulièrement de leur tendance à s'étaler. Pour rester simple, il y a d'abord les bambous qui forment de longues pousses de tiges souterraines et peuvent donc accaparer rapidement une grande partie du jardin, et ensuite un groupe plus discret parce que ses tiges souterraines sont courtes, de sorte que les plantes poussent en mottes. Les deux groupes ont leurs applications spécifiques.

F. nitida.

Du petit au grand

Ce qui suit est une sélection limitée et arbitraire, uniquement destinée à servir d'exemple. Si vous voulez plus d'informations, consultez la littérature, par exemple le livre Bambous (Jan Oprins & Harry van Trier, 2005).

Pleioblastus

Pleioblastus distichus (syn. Pleioblastus pygmeus var. distichus)

est utilisé comme couvre-sol. A condition de le tailler régulièrement - ce qui peut parfaitement se faire avec une tondeuse à gazon ou une débroussailleuse -, on peut lui conserver une hauteur de 20 à 40 cm. Il fait partie du type au port étalé, avec une tendance raisonnable à l'envahissement. Donnez-lui donc une place limitée, en d'autres mots : prévoyez une barrière vous permettant de garder sous contrôle la superficie occupée. Les petites feuilles vertes sont agencées en deux rangées le long des tiges (d'où le nom d'espèce distichus). La plante préfère un emplacement à mi-ombre.

Pleioblastus variegatus (syn. Pleioblastus fortunei)

est un bambou du même type qui reste un peu plus haut : il mesure 30 à 50 cm à condition de le tailler régulièrement. C'est de nouveau un couvre-sol à forte tendance colonisatrice. Les feuilles sont plus remarquables que celles de l'espèce précédente et arborent des rayures en divers tons de vert, blanc et crème. Ces rayures colorées restent belles même en plein soleil, ce que l'on peut qualifier d'exceptionnel.

Pleioblastus viridistriatus (syn. Pleioblastus auricomus)

est repris ici avec quelques hésitations. Le feuillage est très beau, avec du jaune et du vert au printemps à mi-ombre. Ce dessin panaché est toutefois moins prononcé sur les feuilles plus âgées. Non taillé, ce bambou peut atteindre une hauteur de plus d'un mètre cinquante et il s'étend rapidement. Prévoyez donc, comme pour les deux espèces précédentes, une bonne barrière anti-rhizomes. Vous pouvez tranquillement rabattre ce bambou au printemps jusqu'au sol. Il arborera ainsi une belle nouvelle croissance (et donc des feuilles panachées) et sa hauteur se limitera à 50 cm environ, ce qui convient mieux dans la plupart des jardins.

Pour les plus petits jardins, il faut oublier les autres espèces de Pleioblastus et ne pas se frotter à Sasa ou Sasaella. Evitez aussi d'utiliser Pseudosasa japonica, le bambou classique de nos jardins-parcs du XXe siècle. Tous ces bambous sont en effet envahissants et il ne faut donc les utiliser que si vous disposez de beaucoup d'espace, leur permettant de montrer tout leur potentiel.

Sasaella ramosa

« Si vous voulez vous disputer avec vos voisins, plantez donc un Sasaella ramosa dans votre jardin. » Ce pourrait être un slogan publicitaire, si l'on ne partait du principe que chacun préfère garder de bonnes relations avec ses plus proches voisins. Ce bambou est presque impossible à contrôler sur de petites superficies. Lors de notre visite au Fuji Bamboo Garden, au Japon, nous avons entendu dire que même un anneau de béton enterré à un mètre de profondeur ne suffisait pas pour contrôler l'énorme tendance à l'envahissement de cette espèce. De toute façon, la valeur ornementale de Sasaella ramosa est limitée et, avec une hauteur d'un mètre cinquante à près de deux mètres, il constitue aussi une barrière visuelle. Vous pouvez bel et bien le tailler chaque année pour le rabattre jusqu'au sol, mais cela ne freine en rien sa vigueur de croissance, au contraire. Réservons donc cette espèce aux applications utiles, comme par exemple la plantation de talus ou la fixation de sols vulnérables à l'érosion et gardons-la éloignée des jardins.

Pleioblastus

Pleioblastus distichus (syn. Pleioblastus pygmeus var. distichus)

wordt toegepast als bodembedekker. Mits regelmatige snoei - en dit kan perfect met een grasmachine of met een bosmaaier - kunnen we hem op 20 tot 40 cm hoogte houden. Hij behoort tot het spreidende type, met een behoorlijke uitbreidingsdrang. Geef hem dus een afgebakende plaats, met andere woorden : zorg voor een barrière zodat u de ingenomen oppervlakte onder controle houdt. Het blad is klein, groen en staat in twee rijen langs de stengel (vandaar de soortnaam distichus). De plant verkiest een plek in halfschaduw.

Pleioblastus variegatus (syn. P. fortunei)

is een soortgelijke bamboe die iets hoger blijft, namelijk 30 tot 50 cm mits regelmatige snoei. Opnieuw een bodembedekker met een stevige spreidingsdrift. De bladeren zijn opvallender dan bij de vorige en tonen strepen in allerlei tinten groen, wit en crème. Ook in volle zon blijven deze kleurige strepen mooi, iets wat vrij uitzonderlijk genoemd kan worden.

Pleioblastus viridistriatus (syn. P. auricomus)

nemen we op met enige aarzeling. Het blad is zeer mooi, met geel en groen in het voorjaar in de halfschaduw. Op oudere bladeren is deze bonte tekening minder uitgesproken. Zonder snoei kan hij echter wel anderhalve meter hoog worden en hij spreidt snel. Zorg dus, net als bij de twee vorige soorten, voor een goede rizoombarrière. Snoei hem in de lente rustig terug tot de grond. Zo krijgt u mooie nieuwe groei (en dus bonte bladeren) en beperkt u de hoogte tot ongeveer een halve meter, wat in de meeste tuinen beter zal passen.

Voor kleinere tuinen geldt : vergeet de andere Pleioblastus-soorten en waag u niet aan Sasa of Sasaella. Vermijd ook het gebruik van Pseudosasa japonica, de klassieke bamboe van onze twintigste-eeuwse parktuinen. Al deze bamboes zijn woekerend. Enkel toe te passen dus wanneer u beschikt over veel ruimte, waarbij deze bamboes hun potentieel kunnen tonen.

Sasaella ramosa

'Wil u snel ruzie met de buren, plant dan een Sasaella ramosa in uw tuin.' Dit zou een reclameslogan kunnen zijn, ware het niet dat we ervan uitgaan dat iedereen graag in goede verstandhouding leeft met z’n naaste buren. Deze bamboe is echt bijna niet te controleren op een kleinere oppervlakte. Bij ons bezoek aan de Fuji Bamboo Garden in Japan hoorden we dat zelfs een tot één meter diep ingegraven ring van beton nog niet volstond om de enorme spreidingsdrang van deze soort te controleren. Daarbij, de sierwaarde van Sasaella ramosa is beperkt en met een hoogte van 1,5 tot bijna 2 meter is hij ook een visuele barrière. Nu kunt u hem wel jaarlijks terugsnoeien tot de grond, maar dat doet niets af aan zijn groeikracht, integendeel. Dus, laten we deze soort maar voorbehouden voor nuttige toepassingen, zoals bijvoorbeeld de aanplanting op taluds of het vastleggen van erosiegevoelige gronden en houd hem uit de tuin weg.

 

Fargesia

C'est le genre Fargesia qui compte le plus d'espèces utilisables dans les jardins. Elles sont bien adaptées à notre climat et font partie des bambous non envahissants, donc formant des mottes. Le grand avantage est que vous pouvez décider dès le début « jusqu'ici et pas plus loin », même sans installer de barrière anti-rhizomes.

Fargesia

Het geslacht Fargesia telt de meeste tuinwaardige soorten. Ze zijn goed aangepast aan ons klimaat en behoren tot de niet-spreidende, dus polvormende bamboes. Groot voordeel hierbij is dat u vanaf de start kan beslissen ’tot hier en niet verder’ en dat zelfs zonder het toepassen van een rizoombarrière.

Fargesia murieliae

est sans aucun doute l'espèce la plus connue et la plus plantée de ce groupe. Son nom dérive de celui de la fille d'E.H. Wilson, le chasseur de plantes qui l'a introduit en Europe en provenance de Chine. Il s'est toutefois mis à fleurir au début des années nonante, ce qui pose problème pour un bambou de ce type, qui meurt alors complètement au-dessus du sol. D'autre part, cela permet d'obtenir des plants issus de semis, qui peuvent enrichir l'assortiment par leurs différences avec la plante-mère. C'est ce qui s'est produit et il y a pour le moment sur le marché de très nombreuses variétés baptisées. On peut cependant se demander si toutes en valent la peine. C'est ainsi que nous avons récemment vu, pendant Rhodo 2006 à Westerstede, en Allemagne, trois noms que nous ne connaissions pas encore. Les plantes exposées se ressemblaient toutefois comme deux gouttes d'eau, ainsi qu'à la plante-mère. Une période de floraison peut durer plusieurs années, mais ensuite tout redevient calme pour quelque quatre-vingts ans. Si, donc, vous voulez à nouveau profiter de cette espèce très élégante, qui atteint trois mètres de hauteur et présente un habitus en forme de fontaine, c'est le moment de la planter ! Choisissez un endroit où le sol n'est pas trop sec, car les petites feuilles réagissent à la sécheresse en s'enroulant sur elles-mêmes comme du papier à cigarette : installez-la plutôt à mi-ombre. Sachez que, en hiver, la plante peut perdre jusqu'au tiers de ses feuilles. C'est une protection et il n'y a pas la moindre raison d'avoir peur : en tant que plante, Fargesia murieliae est totalement non gélive.

Fargesia nitida est en fleur !

La superbe espèce Fargesia nitida, qui ressemble à la précédente, mais avec un port plus érigé et des tiges foncées, fleurit presque partout depuis deux ans environ. Attendez donc encore un peu avant de la planter et n'achetez surtout pas de plante en fleur ! Elle mourrait en effet totalement au-dessus du sol et, si vous venez de la transplanter, également en sous-sol. D'ailleurs, même quand un bambou en fleur survit en sous-sol, comme ce fut par exemple le cas il y a des années lors de la floraison de Pseudosasa japonica, il faut plusieurs années avant qu'une pousse reparaisse au-dessus du sol. Et il n'est pas agréable d'avoir un grand emplacement vide au jardin, encore moins une plante morte. Notez qu'il y a des introductions plus récentes de Fargesia nitida. On n'est pas sûr qu'elles fleurissent aussi.

Fargesia murieliae

is ongetwijfeld de meest bekende en meest aangeplante soort binnen deze groep. Hij werd genoemd naar de dochter van E.H. Wilson, de planthunter die hem vanuit China introduceerde in Europa. In het begin van de jaren ’90 is hij echter in bloei gekomen. En dat is voor een bamboe van dit type een probleem. Hij sterft dan namelijk bovengronds volledig af. Anderzijds kan men hierdoor zaailingen krijgen, die door verschillen van de moederplant iets toe kunnen voegen aan het assortiment. Dat is dan ook gebeurd en momenteel zijn er heel wat benoemde vormen op de markt. De vraag mag echter worden gesteld of deze wel allemaal de moeite waard zijn. Zo zagen we onlangs tijdens Rhodo 2006 in het Duitse Westerstede drie ons nog niet bekende namen. De tentoongestelde planten leken echter als twee druppels water op elkaar en op de moederplant. Een bloeiperiode kan enkele jaren duren, maar daarna blijft alles weer rustig voor zo’n tachtig jaar. Wilt u dus opnieuw genieten van deze zeer elegante soort, tot drie meter hoog en met een fonteinachtige habitus, dan is het nu het moment om aan te planten ! Zorg voor een plek waar de grond niet te droog wordt, want de kleine blaadjes reageren op droogte door zich op te rollen als een sigarettenvloeitje. Plaats hem dus eerder in de halfschaduw. In de winter kan de plant tot eenderde van de bladeren afgooien. Dit is een bescherming en absoluut geen reden tot paniek. Als plant is F. murieliae volledig winterhard.

Fargesia ’Rufa’.

Fargesia denudata

n'a été découvert et introduit que dans les années quatre-vingt. C'est lui aussi un beau bambou, qui ressemble dans les grandes lignes assez fortement à Fargesia murieliae. Jusqu'à présent, il n'a encore fleuri nulle part. En ce qui concerne la résistance aux mauvaises conditions comme la sécheresse, il est meilleur que l'espèce murieliae. Au cours de l'été torride de 2003, une plante installée dans un sol purement sablonneux n'a pas montré la moindre sensibilité à la sécheresse, alors qu'elle n'a pas reçu de supplément d'eau pendant cette période. Ce bambou a été découvert à une altitude de quelque 3 000 mètres au nord-ouest du Yunnan (Chine), plus particulièrement dans les Yulangshan ou montagnes du Dragon de Jade. C'est donc une espèce de montagne, qui déteste avoir les pieds mouillés : il ne faut pas l'installer en bordure d'un étang.

Fargesia ’Jiu’

est une étoile montante au firmament des bambous. C'est une élégante plante, dont le statut de variété est encore sous enquête. Quoi qu'il en soit, elle atteint un peu moins de deux mètres de hauteur et arbore de petites feuilles vertes. Sa caractéristique la plus frappante est la coloration des tiges, d'abord vertes, puis brun orangé à rouge. Il supporte bien le soleil et, par temps ensoleillé, les tiges colorées sont encore mieux mises en valeur. Découvert dans la seconde moitié des années quatre-vingt dans le parc naturel de Jiuzhaigou (à la limite septentrionale de la province du Sichuan, en Chine), il est vivement recommandé.

Fargesia ’Rufa’

n'est pas encore bien défini botaniquement. Il est parfaitement rustique et, contrairement à l'espèce murieliae, par exemple, il ne perd pas de feuilles en hiver. Celles-ci ne s'enroulent pas non plus en cas de mauvaises conditions, de sorte que la plante a toujours un aspect parfait. Découvert en 1995 dans les forêts de la province de Gansu, en Chine, il atteint deux mètres de hauteur et demande un peu d'ombre. Utilisez-le comme solitaire ou comme élégante plante en pot, par exemple à côté de votre piscine ou sur une grande terrasse.

Fargesia

C'est le genre Fargesia qui compte le plus d'espèces utilisables dans les jardins. Elles sont bien adaptées à notre climat et font partie des bambous non envahissants, donc formant des mottes. Le grand avantage est que vous pouvez décider dès le début « jusqu'ici et pas plus loin », même sans installer de barrière anti-rhizomes.

Fargesia murieliae

est sans aucun doute l'espèce la plus connue et la plus plantée de ce groupe. Son nom dérive de celui de la fille d'E.H. Wilson, le chasseur de plantes qui l'a introduit en Europe en provenance de Chine. Il s'est toutefois mis à fleurir au début des années nonante, ce qui pose problème pour un bambou de ce type, qui meurt alors complètement au-dessus du sol. D'autre part, cela permet d'obtenir des plants issus de semis, qui peuvent enrichir l'assortiment par leurs différences avec la plante-mère. C'est ce qui s'est produit et il y a pour le moment sur le marché de très nombreuses variétés baptisées. On peut cependant se demander si toutes en valent la peine. C'est ainsi que nous avons récemment vu, pendant Rhodo 2006 à Westerstede, en Allemagne, trois noms que nous ne connaissions pas encore. Les plantes exposées se ressemblaient toutefois comme deux gouttes d'eau, ainsi qu'à la plante-mère. Une période de floraison peut durer plusieurs années, mais ensuite tout redevient calme pour quelque quatre-vingts ans. Si, donc, vous voulez à nouveau profiter de cette espèce très élégante, qui atteint trois mètres de hauteur et présente un habitus en forme de fontaine, c'est le moment de la planter ! Choisissez un endroit où le sol n'est pas trop sec, car les petites feuilles réagissent à la sécheresse en s'enroulant sur elles-mêmes comme du papier à cigarette : installez-la plutôt à mi-ombre. Sachez que, en hiver, la plante peut perdre jusqu'au tiers de ses feuilles. C'est une protection et il n'y a pas la moindre raison d'avoir peur : en tant que plante, Fargesia murieliae est totalement non gélive.

Fargesia nitida est en fleur !

La superbe espèce Fargesia nitida, qui ressemble à la précédente, mais avec un port plus érigé et des tiges foncées, fleurit presque partout depuis deux ans environ. Attendez donc encore un peu avant de la planter et n'achetez surtout pas de plante en fleur ! Elle mourrait en effet totalement au-dessus du sol et, si vous venez de la transplanter, également en sous-sol. D'ailleurs, même quand un bambou en fleur survit en sous-sol, comme ce fut par exemple le cas il y a des années lors de la floraison de Pseudosasa japonica, il faut plusieurs années avant qu'une pousse reparaisse au-dessus du sol. Et il n'est pas agréable d'avoir un grand emplacement vide au jardin, encore moins une plante morte. Notez qu'il y a des introductions plus récentes de Fargesia nitida. On n'est pas sûr qu'elles fleurissent aussi.

Fargesia ’Rufa’.

Fargesia denudata

n'a été découvert et introduit que dans les années quatre-vingt. C'est lui aussi un beau bambou, qui ressemble dans les grandes lignes assez fortement à Fargesia murieliae. Jusqu'à présent, il n'a encore fleuri nulle part. En ce qui concerne la résistance aux mauvaises conditions comme la sécheresse, il est meilleur que l'espèce murieliae. Au cours de l'été torride de 2003, une plante installée dans un sol purement sablonneux n'a pas montré la moindre sensibilité à la sécheresse, alors qu'elle n'a pas reçu de supplément d'eau pendant cette période.

Ce bambou a été découvert à une altitude de quelque 3 000 mètres au nord-ouest du Yunnan (Chine), plus particulièrement dans les Yulangshan ou montagnes du Dragon de Jade. C'est donc une espèce de montagne, qui déteste avoir les pieds mouillés : il ne faut pas l'installer en bordure d'un étang.

Fargesia ’Jiu’

est une étoile montante au firmament des bambous. C'est une élégante plante, dont le statut de variété est encore sous enquête. Quoi qu'il en soit, elle atteint un peu moins de deux mètres de hauteur et arbore de petites feuilles vertes. Sa caractéristique la plus frappante est la coloration des tiges, d'abord vertes, puis brun orangé à rouge. Il supporte bien le soleil et, par temps ensoleillé, les tiges colorées sont encore mieux mises en valeur. Découvert dans la seconde moitié des années quatre-vingt dans le parc naturel de Jiuzhaigou (à la limite septentrionale de la province du Sichuan, en Chine), il est vivement recommandé.

Fargesia ’Rufa’

n'est pas encore bien défini botaniquement. Il est parfaitement rustique et, contrairement à l'espèce murieliae, par exemple, il ne perd pas de feuilles en hiver. Celles-ci ne s'enroulent pas non plus en cas de mauvaises conditions, de sorte que la plante a toujours un aspect parfait. Découvert en 1995 dans les forêts de la province de Gansu, en Chine, il atteint deux mètres de hauteur et demande un peu d'ombre. Utilisez-le comme solitaire ou comme élégante plante en pot, par exemple à côté de votre piscine ou sur une grande terrasse.

Phyllostachys se reconnaît à ses petites branches latérales typiques, réunies par deux (ou trois) à l’emplacement des boutons.

Et encore : Phyllostachys

Tous les bambous que nous avons discutés jusqu'ici ont en commun des tiges relativement minces. Si vous voulez un bambou à l'allure plus « tropicale » et arborant des tiges d'un diamètre de plusieurs centimètres, il faut puiser dans le genre Phyllostachys. La richesse des espèces et des variétés est très grande et cela nous entraînerait trop loin de passer en revue ici tous les types disponibles. Jusqu'à nouvel ordre et sous notre climat, le plus grand bambou (en hauteur comme en diamètre des tiges) est Phyllostachys niger dans ses variétés ’Henonis’ et ’Boryana’ : nous connaissons des exemplaires atteignant une hauteur de huit à dix mètres.

Ce n'est évidemment encore rien par comparaison avec les hauteurs maximales au sein de ce genre, où elles varient de vingt à parfois presque trente mètres. De tels mastodontes ne poussent toutefois pas sous notre climat, ce qui est dommage. On trouve dans le genre Phyllostachys des espèces aux tiges superbement colorées. Si c'est ce que vous cherchez, vous êtes ici au bon endroit. Tenez toutefois compte du fait que ces plantes deviennent hautes (de quatre à six mètres, disons) et que, contrairement à ce qu'on lit parfois dans la littérature, elles peuvent occuper de fameuses superficies. Ici aussi, prévoyez donc une barrière anti-rhizomes !

En conclusion

Il existe naturellement encore d'autres espèces de bambous intéressantes, comme par exemple Shibataea kumasaca ou Semiarundinaria fastuosa, mais il fallait bien que nous fassions un choix. Et, avec les bambous présentés ci-dessus, vous pouvez déjà planter dans votre jardin une collection de base intéressante. A réserver toutefois aux passionnés de plantes spéciales et exotiques.

Bambous

Dans cette superbe édition, les auteurs Jan Oprins et Harry van Trier vous emmènent pour une visite guidée de l'univers chamarré du bambou. De superbes concepts de jardins plantés de bambous illustrent les formes d'application. Plusieurs importants aspects écologiques du bambou sont également expliqués par des sommités internationales. Enfin, le livre s'intéresse aussi aux autres facettes de ce végétal. Le bambou est en effet davantage qu'une simple plante, il sert aussi de matériau de construction, d'ingrédient dans la cuisine, d'élément dans les compositions florales et de bien d'autres choses encore.

Auteurs : Jan Oprins, Harry van Trier et d'autres.
Photographie : Hugo Maertens
33 x 24,5 cm
144 pages. couverture cartonnée
± 130 illustrations
Edition française : ISBN : 2-7427-5662-0
49,00 € + 3 € de frais de port

Texte et photographie : Harry Van Trier

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