e-shop Promotions et actions Services Calculateurs Newsletter     NL versie
  Ami jardinier Ami rénovateur Trucs et astuces Bricofiches Forum Magasins
Conseils pratiques
Conseils du mois
Evénement

Conseils du mois


Démoussage : l’opération incontournable pour un toit rutilant

Vous n’en pouvez plus de voir les mousses coloniser votre habitat ? Rien de plus normal ! En effet, si le spectacle de la nature est souvent émouvant, le phénomène des mousses, lichens et autres champignons qui colonisent sans complexes les surfaces extérieures de votre habitation l’est beaucoup moins... Véritable calamité pour tout propriétaire, ces perfides ’attaqueurs’ verts peuvent toutefois être aisément maîtrisés grâce à des traitements adéquats que vous pouvez même appliquer vous-même. Suivez le guide !

Bio-indicateurs de la qualité de l’air pour les scientifiques, les lichens et les mousses prolifèrent surtout en zone humide. Autant dire que notre pays constitue donc un terreau fertile pour le développement de ce type de végétaux. Et nos habitats en paient souvent le prix... En effet, quel que soit le type de matériau utilisé (tuiles, ardoises, fibrociment...) aucun toit n’y échappe. Les surfaces plus poreuses, comme les tuiles en terre cuite ou les ardoises naturelles sont encore plus touchées par ce phénomène. Toutefois, les traitements sont aujourd’hui particulièrement efficaces, et faciles à mettre en oeuvre pour toute personne un tantinet bricoleuse. En outre, des actions préventives judicieuses permettent, sinon d’éradiquer le phénomène des mousses, du moins d’en atténuer considérablement les effets dans le temps.

Surtout pour le toit

Aujourd’hui, près de 80% des demandes de démoussage concerne le traitement des toits. C’est après une dizaine d’années environ que les premiers besoins se font sentir. Après un démoussage en bonne et due forme (incluant l’application d’un produit minéralisant qui ralentira la formation de nouvelles mousses), les effets positifs du traitement se font ressentir pendant une dizaine d’années. S’il est prioritairement effectué pour des raisons esthétiques, le démoussage permet aussi de conserver un toit plus longtemps et dans un meilleur état (dans les cas extrêmes, un toit couvert de mousses peut, à terme, dégrader sa fonction hydrofuge).

Attention à l’arnaque !

Si vous décidez de démousser votre habitation vous-même, il suffit de respecter la marche à suivre que nous vous dévoilons ci-dessous. Dans le cas contraire, il sera utile de faire appel à plusieurs professionnels afin de pouvoir recouper les différentes explications qu’ils vous fourniront et comparer le montant de leurs devis. En effet, le montant de ces derniers peut varier du simple au double, voire au triple, pour une même opération (prix indicatif : 40 euros/m2). Une explication rationnelle s’appuyant sur le bon sens face au problème rencontré sera toujours préférable à un pronostic vague. Des précautions sont indispensables quand on sait que les métiers liés au traitement de l’humidité ne sont pas réglementés et laissent donc la porte ouverte à toutes les dérives...

Comment démousser un toit ?

Les particuliers qui ne souffrent pas de vertige peuvent très bien réaliser le démoussage de leur toit eux-mêmes, à condition, bien entendu, de suivre la bonne marche des opérations. Cette tâche ne nécessite habituellement pas plus d’une journée et s’articule en trois étapes (la dernière étant recommandée, mais pas obligatoire).

Etape n°1 : appliquez le fongicide

Dans un premier temps, vous appliquerez un fongicide au moyen d’un pinceau, d’un rouleau, ou par pulvérisation (par exemple ’Antimousse’ d’Aquaplan chez Brico, 21,95 e les 6 litres). Cette opération ne nécessite pas de protection particulière (gants, masque,...). Après cette minutieuse opération, un temps de pause (indiqué sur le mode d’emploi, habituellement compris entre 15 minutes et une heure) sera à respecter afin de laisser agir le produit. Pour rappel, le fongicide a pour rôle de tuer les végétaux qui ont colonisé votre toit. Du côté des quantités, les professionnels prévoient une moyenne d’un décilitre à un demi-litre de produit par mètre carré. Notons aussi qu’il y a lieu de jeter un oeil à la météo avant de se lancer dans le démoussage. En effet, en cas de pluie, tout le travail sera à recommencer !

Etape n°2 : le nettoyage

La deuxième opération consiste au nettoyage à proprement parler du toit. Pour ce faire, vous utiliserez soit un nettoyeur à haute pression (que vous pouvez louer chez un professionnel), soit un nettoyeur mécanique (une brosse et un tuyau d’arrosage). Les lichens et mousses vont à ce moment disparaître de la surface du toit. La pression du jet devra bien entendu être adaptée à la résistance des matériaux. En effet, il serait tout de même dommage de voir vos tuiles s’envoler avant même d’avoir été nettoyées... La vigilance s’impose donc lors des premières giclées. Pour information, un nettoyeur à haute pression se loue en moyenne 44 e (TVA comprise) par jour. La fourchette de prix, quant à elle, est très large pour l’achat d’un tel outil. Elle est en effet comprise entre 200 et 800 e en fonction du modèle choisi. Attention, tous les toits ne peuvent pas être nettoyés de cette façon ! En effet, les matériaux en fibrociment (anciens toits ondulés et ardoises artificielles,...) qui contiennent de l’amiante, ne peuvent plus subir ce traitement dans notre pays depuis quelques années. Le risque potentiel est que des particules d’amiante s’échappent dans l’air. Cette interdiction n’empêche toutefois pas l’application d’un fongicide. Le nettoyage mécanique sera alors remplacé par la météo (le vent et la pluie finiront finalement par débarrasser le toit de ses mousses et lichens morts). Malheureusement, cette technique ’naturelle’ nécessite beaucoup de patience : entre 3 et 6 mois en moyenne.

Etape n°3 : appliquez un produit minéralisant

Enfin, la troisième étape, qui est, rappelons-le, facultative, consiste en l’application d’un produit minéralisant ou d’un durcisseur de surface. Cette opération a pour objectif d’éviter la réapparition trop rapide de la mousse. Et, au vu des statistiques, il vaut mieux ne pas la zapper... En effet, si vous appliquez conformément ce produit, votre toit restera impeccable pendant une décennie. Dans le cas contraire, il faudra renouveler l’opération après seulement 5 ans... Côté budget, un minéralisant coûte en moyenne 9 e/litre (Technicide Trio chez Technichem). Les garanties pour ce type de produits (minéralisants ou durcisseurs de surface) sont quant à elles très différentes d’un cas à l’autre. Globalement, elles varient entre 5 et 10 ans selon le professionnel choisi. Quant à l’effet des fongicides, il est directement visible : s’il n’y a plus de mousses, c’est qu’il a bien fonctionné !

Comment démousser un sol ?

Tous les sols sont susceptibles, à un moment ou à un autre, de se couvrir de mousses et, de ce fait, de devenir glissants et donc potentiellement dangereux. Les sols les plus touchés par ce phénomène sont les allées ou les terrasses en pierre avec un ciselage, ou les dalles de béton. Si le sol est situé à l’abri des vents, l’opération de démoussage des sols devra souvent être renouvelée chaque année. Quoi qu’il en soit, cette démarche est plus accessible à ’Monsieur tout le monde’ que celle des toits car il ne faut pas grimper pour s’en acquitter ! Le principe est simple : il suffit d’utiliser un jet à haute pression pour décoller les mousses. Vous pourrez alors y mettre toute la vigueur nécessaire sans craindre d’endommager le sol, bien plus résistant qu’un toit. Dans ce cas, il est à noter que la formule brosse + tuyau d’arrosage ne sera pas suffisante car les mousses sont plus denses au sol puisque l’eau y stagne, alors qu’elle ruisselle sur la surface pentue des toits. De la même façon, il est inutile de prévoir la minéralisation du sol (dans un but préventif) car ce dernier est trop régulièrement lessivé par les intempéries pour permettre à un tel actif de produire un quelconque effet. Enfin, l’application d’un fongicide au préalable n’est pas obligatoire mais vous facilitera le travail. Les terrasses en bois, quant à elles, devront subir un traitement anti-mousse dès leur placement. En effet, une terrasse en bois ne peut aucunement supporter un jet à haute pression. Si la mousse se forme sur la surface du bois, cela signifie que l’eau s’est infiltrée dans le matériau. Des bois imputrescibles existent toutefois sur le marché comme, par exemple, le teck de Birmanie. Pour ce type de bois, l’huile pour mobilier de jardin est normalement suffisante. De façon générale, le bois s’entretient annuellement quand il est soumis aux intempéries. Un simple coup de balai et de serpillière est parfois suffisant. Mais si l’on veut redonner quelque éclat au bois, une bonne couche de lasure l’entretiendra et le protégera davantage. Mais attention, la lasure ne convient pas aux bois exotiques réputés imputrescibles. Il faut souvent y passer, au préalable, une sous-couche qui permettra de neutraliser les antioxydants naturels. Deux ou trois couches de lasure permettront d’atteindre la teinte désirée et de bien protéger l’essence, surtout en cas d’exposition au soleil très importante. La lasure s’applique au pinceau comme de la peinture classique. Certaines proposent aussi une haute protection contre la pluie, le soleil mais aussi le gel ou la neige.

Comment démousser un mur ?

Les murs attaqués par les mousses se situent en général de 1 cm à 1 m du sol. En réalité, la mousse murale cache toujours un problème plus profond lié à l’humidité. Dans neuf cas sur dix, il s’agit de l’arbre qui cache la forêt. Un mur couvert de mousses témoigne en effet soit d’une infiltration d’eau dans les murs, soit d’une humidité ascensionnelle, c’est-à-dire d’une humidité qui émane du sol et monte par capillarité dans les matériaux de construction. Ce deuxième phénomène concerne 75% des cas d’humidité problématique dans les maisons. Dans le cas des infiltrations d’eau, il y a lieu de recourir à un professionnel afin de pratiquer une hydrofugation. Ce procédé consiste à pulvériser sur la façade un produit spécifique visant à en saturer chaque brique de façon à ce qu’elle ne puisse plus s’imprégner d’eau. Le coût d’une telle opération est assez élevé : comptez en moyenne 19,5 e par m2. Si vos murs souffrent d’humidité ascensionnelle, il faudra alors injecter dans leurs bases des produits hydrophobes. Ces derniers vont former une barrière étanche qui empêchera l’eau de remonter le long des murs. Actif rapidement, ce type de produit stoppe net l’évolution de l’humidité, mais le séchage complet des murs peut nécessiter plus d’une année. En ce qui concerne la destruction de la mousse proprement dite, il suffit d’utiliser une brosse et de l’eau additionnée d’un peu d’eau de Javel. Mais si le problème de fond n’est pas réglé, elle ne tardera pas à repointer rapidement le bout de son nez !

Virginie Stassen

Nous remercions Philippe Piton, gérant de la société Logiprotec, pour ses conseils éclairés.

Quels produits utiliser ?

L’idéal, pour optimiser vos résultats, est de faire appel à des produits professionnels (que vous trouverez via les pages d'Or rubrique 6640 Étanchéité (Travaux d') ou rubrique 7405 protection/ nettoyage de façades). Comme ce type de produits est destiné aux professionnels, chaque entrepreneur est tout à fait libre des prix qu'il veut pratiquer. Notons aussi que les produits Pelicoat sont actuellement les seuls à proposer, sur une partie de la gamme, des produits bios, via la firme Logiprotec. Moins mordants que les produits traditionnels, les produits bios contiennent peu ou pas de solvants, et se présentent sous forme de gel (d’application aisée).
- © Brico 2014 - all rights reserved - Tous les prix mentionnés sur ce site sont TVA comprise et hors frais de livraison -