Newsletter Catalogue Promotions et actions Ami jardinier Ami rénovateur Services NL versie
      Forum Trucs et astuces Bricofiches Magasins    
Conseils pratiques
Conseils du mois
Evénement

Conseils du mois


Combles : l’aménagement au sommet !

Vous disposez d'une hauteur sur plancher de 2,30 mètres sous le point le plus élevé de la toiture ? Vos combles sont aménageables !
L'utilisation de cette partie de la maison, située directement sous les toits, peut augmenter votre espace de vie de 45 à 70% !
Vous devrez penser à :
- régler le problème de la lumière en posant éventuellement de nouvelles fenêtres,
- installer un moyen d'accès, échelle ou escalier,
- procéder aux finitions : organiser l'espace en installant des cloisons.

Mais avant celà : L'isolation est prioritaire !
Le volume d'air renfermé dans les combles protégeait jusqu'ici le reste de la maison du froid en hiver et de la chaleur en été.
Une fois cet espace aménagé, il n'y aura plus qu'une seule séparation entre l'intérieur et l'extérieur : le toit.

Isoler la toiture, les murs et éventuellement le sol
Quel est le travail qui vous attend ? Il faut envisager soigneusement cette question.
La toiture, c'est un peu comme la tête par rapport au corps : proportionnelle à la surface, elle est la principale responsable des déperditions thermiques.
Dans un logement construit dans des matériaux aux caractéristiques homogènes quant à leur pouvoir isolant, on estime que la toiture est responsable de 30% des déperditions thermiques !

Des barrières contre le froid
Pour réaliser une bonne isolation, il faut choisir ses matériaux en fonction de deux critères :

1/ La nature des supports sur lesquels ils seront appliqués :
Selon que l'on isole un mur, un toit ou un plancher, les contraintes diffèrent.
La matière isolante devra parfois s'adapter à des reliefs tourmentés, parfois se faufiler dans des endroits difficiles d'accès !
Dans d'autres cas encore, pour le sol par exemple, elle devra se distinguer par une bonne résistance mécanique.
L'abondance des présentations permet de répondre à tous les cas de figures !
Les laines minérales se présentent en rouleaux souples ou en panneaux rigides.

2/ Les conditions climatiques à affronter :
On peut calculer des "coefficients d'échange" optimaux pour chaque zone climatique à peu près homogène.
Le coefficient d'échange d'un matériau mesure sa tendance naturelle à laisser s'échapper la chaleur. Plus le coefficient d'échange est petit, plus le pouvoir isolant du matériau est important. Il faut savoir que le coefficient d'échange prend en compte la conductivité thermique des matériaux influencée par leur épaisseur. Ainsi, pour obtenir les mêmes économies d'énergie, la laine de verre utilisée, dans le nord de l'Europe, est de 16 cm d'épaisseur.
Cependant, pour calculer la bonne épaisseur de l'isolant, il faut également tenir compte du prix de l'énergie.
Ceci, indépendamment de la zone climatique dans laquelle on se trouve. Ainsi, plus l'énergie est chère, plus on a intérêt à augmenter l'épaisseur de l'isolant.
Sachez quand même que la laine de verre d'une épaisseur supérieure à 25 cm n'est plus rentable en gain d'énergie !

Les "as" de l'isolation :

Les isolations naturelles ou laines minérales :
Elles sont très efficaces et économiques à l'achat, mais présentent deux inconvénients : elles prennent de la place et elles doivent être maniées avec certaines précautions.

La laine de verre :
C'est l'isolant naturel le plus économique. Elle se présente en panneaux ou en rouleaux que l'on agrafe sur les chevrons de la toiture.
L'aluminium qui couvre l'une des faces a un rôle de pare-vapeur. Il réfléchit aussi la chaleur.

La laine de roche :
Elle est un peu plus chère à l'achat que la laine de verre, mais elle est plus facile à manier et offre aussi un pouvoir d'isolation phonique.
Autre avantage : la laine de roche n'est pas sensible à l'eau, elle n'absorbe pas l'humidité de condensation. Elle se présente en rouleaux et en panneaux.

Les matériaux synthétiques :
Ils représentent une solution lorsque l'on ne dispose pas d'une profondeur suffisante pour installer l'épaisseur préconisée d'isolant minéral.
Mais ils doivent plutôt être considérés comme des isolants de complément.
Le polystyrène expansé se présente sous la forme de minces panneaux.
Il est recommandé pour diminuer les effets de paroi froide et pour lutter contre la condensation.
Le polystyrène extrudé est également vendu en panneaux que l'on emboîte au moyen de rainures et de languettes. Ceux-ci sont ensuite appliqués sur les chevrons. Ils possèdent une excellente qualité d'isolation phonique et réduisent les effets de paroi froide.
A noter que les matériaux synthétiques sont moins chers que les isolants naturels ! Leurs performances thermiques sont cependant plus faibles, de même que leur résistance au feu.
Au final, le choix de matériau doit être pensé comme le meilleur compromis entre :
- la place dont on dispose,
- le degré d'isolation visé,
- le budget que l'on souhaite investir.

Des soins particuliers pour le toit
L'isolation des combles rend difficile par la suite l'accès à la toiture.
Il est donc primordial, avant toute opération de faire un diagnostic de l'état de la charpente et de la traiter éventuellement. En présence d'insectes ou de champignons détectables visuellement ou grâce à un sondage des poutres maîtresses, il est recommandé de faire appel à un spécialiste. Au moins pour confirmer le diagnostic et envisager les moyens d'attaques.

Pour la pose des matériaux isolants, il faut suivre quelques règles. D'abord, vous vous assurerez de la parfaite étanchéité du toit. Toute infiltration importante d'humidité serait facteur de dégradation de la charpente ultérieurement.
Dans un but de ventilation, on laisse d'ailleurs un vide de deux à trois centimètres entre la toiture et l'isolant. Le risque, sinon, réside dans l'apparition de phénomènes de condensation.
Celle-ci apparaît en fait lorsqu'un air chargé d'humidité se refroidit.
Le remède consiste en une bonne circulation de l'air !
Rouleaux et panneaux de laine minérale disposés en double couche sont couramment employés pour isoler la toiture. A condition de disposer de la profondeur nécessaire entre les chevrons. Dans le cas contraire, on a recours aux plaques de matériaux synthétiques.

Faut-il laisser la charpente apparente ?
Si elle a du caractère, il serait dommage de la masquer sous un habillage de cloisons, plaques de plâtre ou autres. L'isolation peut donc rester discrète !
Il suffit alors de monter des plaques de laine de roche doublée de plâtre. De cette façon, les pièces de bois horizontales (pannes) et les poutres qui soutiennent la couverture (arbalétriers) peuvent rester apparentes !
Pour mettre le bois en valeur, il ne faut pas hésiter à passer une finition incolore (lasure ou vernis). Pionçons et chevillages conservent les détails de construction et font le charme d'une charpente.

Spécial sols

Lorsqu'il s'agit de combles perdus :
Il est vivement conseillé d'isoler le sol. On peut le faire de manière très économique.
En répartissant, par exemple, des particules d'isolant présentées en vrac entre les solives du plancher : flocons de laine de roche ou billes de polystyrène.
Les rouleaux de laine de roche ou de laine minérale que l'on déroule simplement sur le sol sont également adaptés. Attention de bien orienter le pare-vapeur vers l'intérieur de la maison. Les panneaux de polystyrène conviennent aux sols maçonnés, sans obstacle.

Lorsque les combles sont destinés à être aménagés :
L'isolation du plancher est facultative, mais conseillée !
Dans ce cas, il faut retenir un matériau offrant de bonnes qualités de résistance mécanique car il devra pouvoir supporter le poids d'un plancher ou autre revêtement ainsi que le poids des personnes qui s'y déplaceront.
Pour le revêtement du sol des combles, le choix est large.
Dans le cadre de l'isolation, il faut favoriser les planchers, les panneaux et dalles que l'on fixe sur des solives.
On garde ainsi un espace entre le sol et le plancher pour disposer les matériaux isolants.
Les panneaux OSB de Norbord Sterling sont à la fois pratiques et esthétiques !
Version plus classique : les dalles de plancher en aggloméré.
Version plus rustique : les lames de plancher traditionnelles à clouer (le sapin blanc du nord est à privilégier).
Quel que soit le choix, mieux vaut surveiller les capacités de résistance à l'humidité des matériaux retenus en fonction de la pièce que vous allez équiper.

Au pied du mur
Avant de garnir les murs d'isolant, vérifiez leur bon état. Eventuellement remédiez-y. L'idéal, pour les murs, ce sont les complexes isolants. Ils sont composés de plaques de plâtre d'au moins 10 mm d'épaisseur accolées à un isolant spécifique (polystyrène expansé ou laine de roche).
L'épaisseur totale du sandwich varie de 2 à 12 cm. L'isolant le plus efficace pour une épaisseur très raisonnable est le polystyrène extrudé. Mais c'est aussi le plus cher ! On retrouve le problème du compromis prix / efficacité / épaisseur.
Pensez aussi au pouvoir d'isolation phonique de la laine de roche.
Les plaques de plâtre, seules, relèvent plus de l'habillage des murs. Leur pouvoir isolant est faible, mais elles peuvent aussi recouvrir des couches d'isolant. L'ensemble a alors la même capacité d'isolation que les complexes isolants.
Le doublage thermique d'un mur donne aussi l'occasion d'installer des conduites électriques invisibles. On les passe le long du mur à doubler avant la pose de l'isolant. Dans ce cas, utilisez uniquement du conduit électrique incombustible.

Consultez également nos Bricofiches 7.1 "Isoler la toiture" et 7.2 "Isoler les murs et les sols" pour en savoir plus sur le placement proprement dit de l'isolation.

- © Brico 2012 - all rights reserved - Tous les prix mentionnés sur ce site sont TVA comprise et hors frais de livraison -