LES PERCEUSES : Le choix d'une perceuse repose sur un bon compromis entre les nombreuses options disponibles, notamment en terme de puissance ou de réglage de vitesse et de couple. Le critère de fond, c'est la qualité du système de perçage. La percussion, en particulier, donne la certitude de pouvoir travailler sur tous les matériaux habituellement présents dans une maison. Le mouvement de va et vient imprimé au foret permet de désagréger la pierre, la brique ou le béton, inattaquables autrement. Il faut aussi s'attarder sur les indications de puissance. La majorité des perceuses annoncent une puissance minimum de 500 W. Le choix du mandrin Le système le plus vieux est le mandrin à clé, à trois mors, que l'on fixe à l'aide d'une clé spéciale, introduite successivement dans les trois trous de serrage. Les mandrins autoserrants permettent, eux, un serrage et un desserrage instantané. De plus, le serrage croît avec l'effort de rotation du foret. L'élément de choix commun, c'est le diamètre, de 10 ou 13 mm, qui conditionne le diamètre maximal des forets que pourra recevoir la machine. En option Pour affronter des matériaux très différents, un système de vitesses variables s'impose. Celui-ci peut être électrique ou électromécanique et donc plus souple car il offre alors la possibilité de modifier la puissance sur des pignons de vitesse de tailles différentes. Dans le même esprît, le régulateur de vitesse permet de contrôler la machine de telle sorte que sa vitesse en charge reste constante, sans chute du couple. C'est très utile lorsqu'on perce dans des matériaux fragiles. Pour le perçage du verre ou de la céramique, n'utilisez pas la fonction "percussion", travaillez avec la fonction "rotation" de la perceuse. Pour utiliser sa perceuse comme dévisseuse, il faut pouvoir inverser le sens de rotation du mandrin. L'autre réglage important, c'est le contrôle du couple, c'est-à-dire la possibilité de déterminer le point de débrayage du mandrin en fonction de la résistance qu'il rencontre. Côté confort d'utilisation, le guide de profondeur vous épargnera l'angoisse de percer chez le voisin, en bloquant la machine à la profondeur désirée.
LES MARTEAUX PERFORATEURS : la force est avec vous ! Le marteau perforateur est l'ami des gros chantiers ! Les marteaux perforateurs utilisent généralement des forets SDS spécifiques. L'énergie de frappe, que l'on mesure en Joules, peut être délivrée par un système électro-mécanique ou électro-pneumatique. Ce dernier a le meilleur rendement, génère moins de vibrations, mais il est plus cher. Efficacité et sûreté Le variateur de vitesse permet d'embrayer la frappe progressivement pour venir à bout des matériaux très durs. Le débrayage automatique protège, lui, le moteur et l'utilisateur en cas de blocage du foret. Dans ce genre de situation, l'inverseur de rotation offre alors la possibilité de sortir "en marche arrière". Cette fonction peut aussi permettre d'employer son marteau comme une dévisseuse à condition de disposer d'un réglage du couple. La position "stop de frappe" autorise, de son côté l'utilisation de la machine comme une perceuse simple, sans percussion. Reste une option spécifique à certains perforateurs : le "stop rotation". Celui-ci donne la possibilité d'adapter un burin et voilà le perforateur soudain capable de morceler du béton ou d'enlever du carrelage. Selon les mandrins, il faudra vérifier la possibilité d'installer un adaptateur de burin.
LES MEULEUSES D'ANGLE : un précieux auxiliaire ! Pas de travaux lourds dans la maison sans cet outil ! La meuleuse permet aussi bien de découper le métal que de tronçonner la pierre et les matériaux de construction tels que briques, blocs de béton ou tuiles. Pour l'ébarbage, cet outil relègue la lime aux petits travaux. Et la brosse métallique trouve une nouvelle efficacité lorsqu'elle est associée à cette machine que l'on peut également utiliser pour poncer. Le tout est d'utiliser le bon disque ! Deux critères entrent en ligne de compte : la nature du consommable et son diamètre. On distingue les disques au carbure de silicium pour la pierre et ceux en oxyde d'aluminium conçus pour le métal. Une troisième catégorie est réservée à l'ébarbage, par exemple pour faire disparaître un cordon de soudure. Il faut aussi mentionner les disques diamantés (pour la pierre), plus chers, mais extrêmement efficaces et pratiquement inusables. Le disque adéquat Son diamètre doit toujours être adapté à l'outil. La vitesse excessive à la circonférence d'un disque trop grand par rapport à la meuleuse serait la cause d'une cassure prématurée. La vitesse optimale au pourtour du disque est de 80 mètres par seconde. Heureusement, le capot de protection rend l'erreur pratiquement impossible. En terme de sécurité, la nature des matériaux est susceptible de produire des éclats et des étincelles. Aussi, faut-il toujours travailler avec des gants et des lunettes ainsi qu'un masque.
LES SCIES A ONGLET : à vos marques ! Ces machines offrent des atouts incontestables pour réussir les travaux d'agencement comme les découpes de corniches, de planchers ou de plinthes. Véritables outils de précision, elles permettent de pratiquer des coupes transversales parfaites. L'angle de coupe peut, en effet, se régler au degré près grâce aux graduations de plateau sur lequel vient reposer la pièce à travailler. La hauteur de coupe dépend du diamètre de la lame et du positionnement de son axe par rapport à celui du moteur. Dans le sens horizontal, ce sont les machines à système de déplacement radial qui permettent d'obtenir les plus grandes largeurs de coupe. Le bloc soutenant la lame coulisse vers l'arrière sur deux coulisseaux. Ce système permet de découper des pièces de bois jusqu'à 30 cm de large. La tête de la machine doit aussi pouvoir s'incliner pour permettre des coupes en biseau. Enfin, un dispositif de réglage de profondeur permet de réaliser des rainurages avec une exactitude parfaite. Des "plus" appréciables - Une gâchette empêche le fonctionnement dès que l'utilisateur lache la poignée qui commande la lame. Une garantie de sécurité. - La présence d'un frein à disque offre la possibilité d'un réglage très précis du plateau (qui pivote pour permettre le réglage de l'angle de coupe) y compris dans les angles intermédiaires. Les scies à onglet savent rester pratiques et faciles à transporter. - Un bâti en fonte d'aluminium est un gage de légèreté et de maniabilité. Les socles à pieds rétractables facilitent à la fois le transport (sur un chantier par exemple) et le rangement.
LES PONCEUSES : outils à tout faire ! Ces outils ont chacun un talent particulier. Pour obtenir un fini parfait, les plâtres, peintures, enduits et travaux sur bois doivent être poncés. Tout est question de "finesse" et de capacité d'abrasion. La superficie à poncer, que ce soit pour un plancher ou un meuble, est aussi à prendre en compte. Les ponceuses se répartissent en deux grandes familles : les vibrantes et les rotatives. Le "poids lourd" de la famille des rotatives est la ponceuse à bande ! Elle est destinée aux travaux importants, comme le ponçage des panneaux et des parquets. Cette machine est équipée d'une bande fonctionnant en continu. Il faut donc prendre en compte comme élément de choix la vitesse de défilement. Une allure de 250 mètres par minute convient au ponçage d'un parquet grossier. Les machines avec sélecteur de vitesse offrent évidemment les meilleures capacités d'adaptation aux différents supports. Utiles pour accroître la précision : les cadres de ponçage qui permettent de régler une certaine profondeur de passe. En terme de puissance, 600 à 850 Watts suffisent pour travailler rapidement et sans trop de fatigue. Différentes largeurs de ponçage seront possibles (de 65 à 100 mm).
L'autre machine rotative est la ponceuse excentrique. Son disque est conçu pour le polissage et le ponçage en finesse des bois, métaux, plastiques et vernis. Sa forme lui permet de poncer des surfaces incurvées. Comme les ponceuses à bande, les excentriques doivent être idéalement équipées d'un sac destiné à récupérer les poussières.
La finesse des vibrantes - Les ponceuses vibrantes permettent le ponçage plus fin des bois et métaux. - La ponceuse vibrante classique convient pour tous les travaux s'effectuant à plat. La fréquence idéale d'une ponceuse vibrante varie entre 10.000 et 25.000 oscillations par minute.
La ponceuse triangulaire fonctionne également par vibration. Sa forme profilée la destine à des ponçages de finition et de détails comme les coins. Munie d'un adaptateur, elle est parfaite pour s'introduire dans les interstices serrés, comme des volets à persiennes. Sur toutes les ponceuses vibrantes, la présence d'un variateur de vitesse sera apprécié. C'est lui qui modifie le rapport fréquence/amplitude des oscillations de la semelle abrasive. Il permet de bien s'adapter à la qualité des matériaux à poncer.
L'abrasif est le nerf de la guerre ! Une large gamme de grains est disponible afin de permettre toute une variété de travaux : du dégrossissage au ponçage fin jusqu'à la finition. Le tout dans une multitude de dimensions pour s'adapter aux différents outils. La qualité la plus courante est le corindon, un oxyde d'alumine très performant qui permet de poncer sans rayer. Ses grains, tous orientés dans le même sens, s'usent de manière régulière. Plus rare, le zyrkonium. Celui-ci possède la particularité de résister à l'échauffement et est conseillé pour le ponçage des métaux non ferreux sensibles à la chaleur. Certains abrasifs ont reçu un additif lubrifiant qui les protège de l'encrassement. C'est un atout important pour poncer le bois et le plâtre. Les abrasifs "spécial plâtre", quant à eux, sont fixés sur une gaze en fibre de verre dont les interstices permettent aux particules de plâtre de s'échapper.
LES SCIES SAUTEUSES : des acrobates ! La scie sauteuse inventée par Bosch il y a une cinquantaine d'années, mérite une place de choix dans toute bonne boîte à outils. En terme d'utilité, elle vient immédiatement derrière la perceuse. Avec sa panoplie de lames, la scie sauteuse est d'une aide précieuse pour les petits travaux de précision et les découpes dans tous les matériaux, pour autant que la lame soit adaptée à l'épaisseur des matériaux. A la version simple, s'ajoutent des modèles plus sophistiqués qui offrent le mouvement électronique et la coupe pendulaire. Cette dernière complète l'action de haut en bas de la lame par un va et vient d'avant en arrière. C'est un avantage décisif en matière de vitesse et de capacité de pénétrations dans les matériaux. Le variateur électronique, quant à lui, permet d'adapter la vitesse à la difficulté du travail et à la dureté du matériau.
L'arme de la découpe Une scie sauteuse ne saurait être efficace sans son fer de lance : la lame. Pendant la découpe, celle-ci est soumise à des températures élevées et aux forces de torsion imprimées par l'effort de l'utilisateur, d'où l'importance du métal qui la compose. Celui-ci doit être choisi en fonction des matériaux auxquels la scie va être confrontée. L'acier HCS, riche en carbone, est destiné au travail des matériaux tendres comme le bois, les panneaux mélaminés et des matières plastiques. L'acier HAS est capable d'attaquer le métal. C'est aussi un alliage qui peut servir à découper du bois susceptible de contenir des clous. L'acier HSS est un acier trempé, dit "rapide", de haute qualité. On le destine à la découpe des métaux ferreux ou non ferreux et de l'aluminium.
La richesse des alliages Pour les travaux les plus durs, les fabricants ont mis au point de savants mélanges. On parle alors de "lame bimétal". L'association HSS/HCS, par exemple, donne des tranchants capables de répondre aux sollicitations les plus extrêmes avec un risque de rupture minimum. Les lames de cette trempe ont une durée de vie de deux à dix fois supérieures aux alliages simples. Elles conviennent pour le bois, les métaux et l'aluminium. Les matériaux abrasifs requièrent encore davantage de dureté. Revêtu de grains en carbure, l'acier HCS sera capable de scier le verre, le carrelage, la fonte, la brique ou encore le béton cellulaire. Les plastiques renforcés à la fibre de verre, le fibro-ciment et les bois durs, ne se laisseront attaquer que par une lame HCS dotée de quelques dents en carbure. Un support HCS, équipé d'une barrette en carbure s'impose, en revanche, pour la coupe de l'acier doux et de la tôle en acier inoxydable.
Le bon dessin La composition du métal de la lame ne fait cependant pas tout. Il faut aussi prendre en compte le profil de son tranchant. Chaque type de matériau possède une densité spécifique. Pour parvenir à une qualité de coupe optimale, c'est-à-dire à la fois rapide et sans échauffement excessif, il faut sélectionner une géométrie adaptée des taillants. Celle-ci est définie par plusieurs critères : Le premier d'entre eux réside dans l'écart entre deux dents, que l'on appelle le pas. De manière générale, plus le pas sera minime, plus le travail sera précis. En contrepartie, la lame évacuera moins bien la sciure. Pour les matériaux durs ou pour le métal, on a recours à des lames aux dents rapprochées qui vont permettre une progression lente et efficace. Pour les coupes plus grossières, dans des matériaux tendres ou épais comme le bois ou le plastique, un pas plus écarté est envisageable. L'angle de coupe et le dégagement comptent aussi. Lorsque la lame est avoyée, les dents sont décalées par rapport au plan de la lame pour permettre une bonne évacuation de la sciure. Le profil de la denture peut aussi être ondulé. Dans ce cas, elle a un dessin sinusoïdal. Différentes combinaisons sont d'ailleurs possibles. Des dents fraisées avoyées fourniront un bon travail de coupe brute et une progression rapide dans le bois dur ou tendre, l'aluminium, les matières plastiques et les métaux non ferreux. Une denture fraisée et ondulée imprimera un trait fin et rectiligne dans le contreplaqué, l'acier doux, l'aluminium, les métaux non ferreux et les matières plastiques. Les dents rectifiées et avoyées permettent, elles, des coupes propres et rapides dans le bois et le plastique. Des travaux encore plus précis seront obtenus avec une denture rectifiée et ondulée.
Les lames spécialisées Dans certaines situations, on pourra recourir à des lames encore plus expertes. Celles à largeur réduite ont une silhouette affinée qui permet de travailler efficacement des les courbes. Elles sont spécialement dessinées pour éviter que la scie ne se bloque lors de la découpe des arrondis. Difficile aussi de réaliser des coupes nettes et sans éclat sur la partie supérieure des panneaux de bois fragiles ou mélaminés. Cet écueil est contourné avec une lame à denture inversée. Le sciage s'exerce alors de haut en bas, ce qui épargne le revêtement. Les lames classiques, au contraire, coupent en remontant et tirent donc les petits morceaux de bois vers le haut.
Des clics et des clacs Attention, il existe plusieurs types d'emmanchements. En fonction de la marque et du type de la machine, il faut veiller à choisir l'attache appropriée : les accroches en "T" ou en "U" sont les plus courantes. Les machines "nouvelle tendance" acceptent de plus en plus toutes les lames.
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