Depuis quelques années, on assiste à une multiplication des types de parquets ou de revêtements à pose flottante qui y ressemblent beaucoup : parquet traditionnel à clouer, parquet mosaïque à coller, parquet et revêtement de sols à pose flottante, ... Quels sont les avantages et caractéristiques des uns et des autres ? Y a-t-il des différences importantes au niveau de la pose ? Voici un petit guide de ces quatre grandes familles :
LE PLANCHER TRADITIONNEL À CLOUER Sans doute parce qu'il réveille en nous toutes sortes d'échos, de la grande maison de famille aux splendeurs des manoirs, le plancher traditionnel à clouer reste la référence absolue. Sur le plan technique, il est incontestablement le plus résistant. C'est donc avec lui que vous jouerez la longévité. En matière de parquets traditionnels, il existe sur le marché toutes sortes d'essences qui, en fonction de votre goût, peuvent changer l'âme d'une pièce ... du pin et du sapin, qui sont les bois les plus économiques, aux essences fines comme le chêne, le châtaigner, l'hêtre ou l'érable. Le plancher traditionnel est composé de lames épaisses et massives pourvues de rainures d'un côté et de languettes de l'autre pour pouvoir s'emboîter. Elles sont disponibles en différentes longueurs et largeurs. Le standard d'épaisseur de 18 mm est utilisé davantage en construction plutôt qu'en rénovation. Dans tous les cas, n'oubliez pas de tenir compte de l'épaisseur conjuguée de la lame et des chevrons ou des solives pour réserver un espace suffisant à l'ouverture des seuils de porte et des grandes fenêtres.
La pose Avant tout, vérifiez bien la planéité de votre sol : la pose d'un plancher suppose que le support soit le plus plat possible. L'autre point fondamental est le moment où vous allez commencer. Tous les travaux de maçonnerie et de plâtrerie doivent impérativement être terminés. En effet, la pose d'un plancher ne peut être effectuée qui si les locaux sont suffisamment secs. Ainsi, la chape, par exemple, doit avoir absolument un taux d'humidité inférieur à 3%. Contrôlez-le en utilisant un humidimètre ou en faisant le test du sel : mettez du gros sel sur la chape, puis retournez un verre dessus. Si le sel fond, votre chape n'est pas sèche. De plus, si la période est humide et froide, il sera préférable de chauffer la pièce avant d'opérer. Les plus utilisées sont les poses directes sur solives ou sur chevrons scellés.
LE PARQUET MOSAÏQUE À COLLER Très couramment utilisé en rénovation. Disponible en différentes essences comme le chêne, l'hévéa ou l'eucalyptus, il se présente sous forme de dalles ou de lamelles assemblées en plaques mosaïques. De plus, beaucoup sont même "prêts à l'emploi" puisqu'ils sont déjà vernis. Sur le plan pratique, le parquet à coller a l'avantage de se poser sur toute surface sèche et rigide, que ce soit du béton, un vieux plancher, du carrelage, une dalle en OBS, des panneaux hydrofuges, ... à l'exception de toutes sortes de moquettes, bien entendu. Deuxième avantage : les lames ayant en général une épaisseur de l'ordre de 10 mm, vous éviterez d'avoir une trop grande sur-épaisseur de votre sol, surtout si vous les collez directement sur le support.
La pose Même si le parquet à coller peut se poser sur n'importe quel support, vérifiez-en tout de même la planéité ! Si elle n'est pas idéale, procédez d'abord à un nivelage du support. Si vous travaillez directement sur la chape, sachez qu'elle doit être fine, régulière bien sûr, et sa qualité doit permettre l'accrochage des dalles ou des lames. La chape doit absolument avoir un taux d'humidité inférieur à 3%. Au cas où votre support se trouve être un ancien parquet ou un carrelage ciré, il est impératif de le mettre à nu en utilisant un décapant spécial pour cire.
LE PARQUET A POSE FLOTTANTE Comme son nom l'indique, le parquet à pose flottante est simplement posé sur le support, et non collé dessus. Avantage évident : la mise en oeuvre est beaucoup plus rapide. A titre d'exemple, il faut prévoir une journée et demi de travail à deux personnes pour couvrir une surface de 40 m². Egalement disponibles sous formes de lames ou de dalles, préalablement vernies, qui s'emboîtent par collage les unes aux autres, les parquets à pose flottante (aussi nommés parquets massifs) ont en général un aspect hautement décoratif. Particulièrement recommandés en rénovation du fait de leur faible épaisseur, les parquets flottants vont également se poser sur une surface rigide, sèche et bien plane. Ils restent la solution la mieux adaptée dans certains aménagements. Ainsi, par exemple, le revêtement de sol diffère d'une pièce à l'autre (carrelage, parquet, ..). Une pose flottante vous permettra d'uniformiser le sol, sans avoir à enlever le carrelage ni à faire un nivelage de la chape.
La pose Avant tout, prévoyez de vous équiper d'un kit de pose qui comprend un pied de biche spécial, un bloc de frappe, un maillet en caoutchouc et également des cales de séparation. La pose d'un parquet flottant se fait en deux étapes : La sous-couche initiale : L'application d'une sous-couche de base a de nombreux avantages. Elle améliore le confort de la marche en donnant de la souplesse et de l'élasticité, elle amortit les bruits de pas et des chocs et rattrape les petites irrégularités du support. De plus, elle supprime les phénomènes de condensation sous le parquet. La sous-couche doit être posée en biais par rapport au parquet pour contrecarrer les éventuels mouvements de celui-ci. La pose flottante : Contrairement à la pose traditionnelle, vous commencerez la pose le long du mur le plus droit de la pièce. Veillez à laisser, tout autour de la pièce, un espace de dilatation de 8 mm environ, maintenu par des cales, y compris au pied des huisseries, tuyauteries et escaliers.
Encollez soigneusement la joue supérieure de la rainure avec une colle spécialement conçue pour l'assemblage de parquet flottant. Attention : prenez bien soin d'essuyer immédiatement les taches de colle avec une éponge humide. Dans le cas où les taches persisteraient une fois sèches, nettoyez à l'acétone. Pour emboîter les deux éléments, utilisez le bloc de frappe et le maillet en caoutchouc afin de ne pas endommager vos lames de parquet. S'il s'agit de grandes lames, n'oubliez pas de décaler vos rangées afin d'obtenir une bonne résistance de votre encollage à la pression. En fin de pose, après avoir enlevé les cales, fixez les plinthes ou les contre-plinthes afin de masquer le jeu de dilatation. Pour avoir une finition parfaite, choisissez des plinthes assorties à l'essence de votre parquet ou de votre revêtement. Les produits "coordonnés" existent maintenant quasiment pour tous les types de parquets ou de revêtements de sols.
LES REVETEMENTS DE SOL A POSE FLOTTANTE Ce sont des produits très en vogue qui se composent de trois couches. Sur une couche inférieure en mélaminé est collée une plaque centrale en MDF ou HDF. Celle-ci est recouverte d'une couche supérieure décorative, résistante et stratifiée, reproduisant une essence de bois par procédé photographique. Comme celle-ci est très solide, les lames sont en général moins épaisses que celles du parquet flottant. Bien sûr, certains préfèreront toujours le véritable bois. Ces revêtements ont cependant bien des avantages : ils sont particulièrement résistants aux chocs et leur entretien est aisé.
La pose Ces revêtements de sol se posent comme les parquets flottants. |