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Rejointoyer un mur en briques
Matériel nécessaire
- une brosse métallique
- une brosse douce
- une truelle
- une auge
- du mortier de jointoiement
- du mortier de maçonnerie
- des fers à joints plats ou demi-ronds
- une taloche
- de l’acide chlorhydrique
- un marteau
- un ciseau à déjointer
- meuleuse
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| Le rejointoiement d’une façade est une opération importante pour l’aspect esthétique d’une maison car la proportion de la surface de joint représente 15 à 25% de la surface totale du mur. |
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L’opération est capitale aussi du point de vue technique car, outre l’aspect de résistance et de stabilité, le joint joue un rôle de protection de la façade : il limite les infiltrations d’eau dans le mur réduisant ainsi les risques de détérioration.
Le rejointoiement d’une façade ou de murets extérieurs s’effectue soit lors de la construction de votre maison soit lors de la restauration des joints de maçonnerie. L’opération dans ces deux cas de figure est souvent sensiblement la même.
Dans le cas d’une construction neuve, le choix du moment de la réalisation du joint est décisif tant pour la qualité que pour la technique de mise en oeuvre : vous pouvez en effet, soit rejointoyer "en montant" (pendant le montage du mur lui-même) soit "à postériori". Le rejointoiement dit "en montant" est l’opération la moins coûteuse car le mortier de pose réalisé par le maçon pour lier les briques de façade sert simultanément de mortier de rejointoiement. Cependant, ce procédé présente des inconvénients : |
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- Une limitation dans le choix de la couleur du joint. En effet, le mortier de pose composé de ciment gris et de sable jaune offre plus de maléabilité mais ne permet pas une coloration par pigments.
- Un risque de variation de la couleur du joint si la composition du mortier n’est pas rigoureusement respectée à chaque mélange (gâchage) ou si les conditions atmosphériques changent en cours d’élévation de la maçonnerie;
- Une probabilité plus élevée de fissures de retrait en surface et de qualité finale plus variable de par l’éventuelle reprise à la dague d’un mortier déjà en cours de prise; d’où aussi un risque accentué d’infiltration d’eau.
Quant au travail "à postériori", il permet de réaliser un joint de meilleure qualité avec un mortier spécifique mieux adapté. Un autre avantage important est le choix de la tonalité du mortier du joint. Celle-ci déterminera en effet l’impression visuelle de votre façade. En fonction de la teinte de la brique, vous pourrez jouer sur l’aspect général du mur; soit plutôt uniforme - mortier foncé sur brique foncée, mortier clair sur brique claire -, soit en contraste.
Comme nous l’avons fait remarquer plus haut, la technique de rejointoiement, qu’elle soit exécutée après construction (à posteriori) ou lors de la restauration de vos joints, est sensiblement identique. Nous nous emploierons donc à décrire le rejointoiement de restauration en y incluant des remarques sur la construction neuve lorsque cela s’avèrera nécessaire. |
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- La première opération consiste à vérifier l’aspect général du mur. Remplacez au besoin les briques ou pierres manquantes en les scellant au mortier.
- Creusez ensuite le joint de scellement de +/- 2 cm à l’aide d’un marteau et d’un ciseau à déjointer ou au besoin à l’aide d’une meuleuse. De cette manière, vous garantissez une épaisseur suffisante pour le nouveau joint et vous êtes sûr d’enlever toutes les parties non adhérantes. Dans le cadre d’une construction neuve, cette opération est inutile car les joints auront été réalisés "en creux"...
- Veillez au brossage et au dépoussiérage! Ensuite mouillez le mur au jet d’eau. Cette étape vous permet d’éliminer les dernières impuretés. Utilisez, si besoin est, de l’acide chlorhydrique dilué dans l’eau avec la proportion suivante : 1 volume d’acide pour 20 volumes d’eau. Badigeonnez cette solution sur le mur humide à l’aide d’une brosse. Attention de bien vous protéger les mains et les yeux. Après quelques minutes, rincez le mur au jet d’eau puissant.
- Il est temps de préparer le mortier de rejoitoiement. Dans une auge, mélangez à l’aide d’une truelle les ingrédients et l’eau dans les proportions indiquées par le fabricant (il s’agit en général d’un mélange dit "bâtard" d’un volume de ciment, de 2 vol. de chaux grasse et de 8 vol. de sable sec). D’une manière générale, le mélange pâteux doit rester "collant" c’est à dire granuleux au toucher. Prenez-en un peu dans vos mains et pétrissez-le en boule : il doit rester cohérent sans eau qui suinte. Vous devez utiliser le mélange dans un délai de 1h30. Un sac de 25kg permet le rejointoiement de 5 à 10m2 selon la profondeur des joints.
- Mettez le mortier à joint sur la taloche. Tenez cette dernière horizontalement contre le mur et remplissez le joint évidé à l’aide du fer à joints pour lui donner la forme voulue.
- Les joint verticaux se remplissent d’abord à la main. Prenez d’une main un peu de mortier et remplissez le joint. De l’autre main munie de la truelle, donnez au joint la forme désirée.
- Lorsque tous les joints seront remplis, nettoyez le mur à la brosse douce afin d’éliminer les restes de mortier.
- Vous pourrez éventuellement appliquer un hydrofuge (produit de traitement de surface incolore) après 8 jours de séchage complet.
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